Archives de la catégorie : Et si j’appuie là, ça te fait mal ?

Attention ! l’abus d’élections peut nuire gravement au suffrage universel

Tous les vieux anars vous le diront : si les élections servaient à quelque chose, il y a longtemps qu’elles seraient interdites.

Les jeunes anars vous le diront aussi, mais je ne leur fais pas confiance, je sais à quel point j’étais con quand j’étais jeune.

Mais, tout de même quelle belle idée que le suffrage universel ! Permettre à chacun de choisir autrement que par élimination à coups de fusil ceux qui…

Ceux qui… ? Ceux qui … ?

Ceux qui… nous gouvernent ! Bravo !

Vous restez en deuxième législature ! Félicitations, vous aimez être gouverné.

Moi pas. Mais c’est normal chez le vieil anar, ça guérit jamais. C’est bien là qu’il regrette ses principes et d’avoir revendu le fusil.

Qui nous gouvernent. Même les anars, ce qui est totalement contraire à leurs convictions, certes pas très catholiques, mais qui n’envoient pas pour autant leurs filles à l’école enveloppées dans un drapeau noir afin d’affirmer les opinions de leurs parents. Il vaut mieux d’ailleurs, on pourrait confondre. L’anar, contrairement aux billevesées répandues sur la place publique, est un sage.

Qui nous gouvernent, donc. Plus exactement qui font métier de nous gouverner.

Car élu du peuple c’est un métier.

J’ai déjà écrit des choses là-dessus, je ne sais pas si c’est dans ce blog, plus loin.

Je gagnerai à me relire.

Donc, ceux à qui ça rappelle quelque chose sautent au chapitre suivant.

L’élu du peuple est un professionnel et, sauf en fin de carrière où il a pu se munir, au fil du temps, de toutes sortes de pensions, de jetons de présence et autres activités satellitaires propres à son métier, il n’a souvent comme revenu que celui du mandat que vous lui avez confié.

C’est dire s’il tient à vous ! Qu’il n’a pas intérêt à faire de vagues, mais à vous caresser dans le sens du poil, sinon, c’est chômedu ! ou alors, retour au boulot, tous les jours, avec un chef sur le dos, les collègues qui ricanent, etc. ou encore retourner s’occuper de l’épicerie, avec les fournisseurs pas trop honnêtes, les clients désagréables…

C’est pourquoi l’élu du peuple à besoin de vous.

Vous êtes son casse-croûte, la condition d’une vie sereine, épanouie et la certitude de passer à la télé lorsque ça remue un peu. C’est bon pour l’égo.

Dès lors, vous pensez bien que sa prochaine réélection est son souci immédiat et non le bien public. Sinon dans les discours.

Certes, argumente l’élu, grâce à sa longévité dans le métier il connaît bien ses, comme il dit, dossiers.

Ces sérieux les dossiers. Dans ce cas, son élection à vie s’impose.

Il aura tout le temps d’étudier ses dossiers, ça évitera cette récurrente, coûteuse et un peu ridicule agitation électorale.

Mais croyez-vous qu’il soit humblement reconnaissant de tous les bienfaits que vous lui procurez, autrement qu’en période électorale ?  Oh que non ! Dès que vous avez le dos tourné, vous citoyen muni de toute la puissance de votre bulletin de vote, il n’en fait qu’à sa tête !

Et si vous vous retourniez un peu plus vite, vous pourriez même voir le bras d’honneur.


Et voilà: cette fois, en Belgique, nous avons la preuve définitive qu’en effet si les élections servaient à quelque chose…

On joue inconsidérément avec le bulletin de vote du mieux disposé des électeurs, celui qui va à l’urne spontanément, dès qu’on le lui dit.

Va-t-on en effet voter pour des hommes ou des femmes nouveaux, avec des idées nouvelles, originales, qui vont enfin changer quelque chose à notre ordinaire ? Non ! pour nous sortir de la mouscaille, il faudra élire ceux qui nous y ont mis ! Mieux: l’ont créée de toute l’énergie de leurs petits poings actifs et avec une constance qui force l’admiration.

Le cirque linguistique est un fonds de commerce. Et si penser qu’après ce coup-là, le problème de cette langue qu’on ferait mieux de tourner sept fois dans sa bouche (personnellement, je préfère dans celle d’une douce amie, je n’ai aucune conscience politique, je sais) sera une fois pour toutes jeté aux cabinets de l’Histoire, c’est se fourrer le bulletin de vote dans… dans ce que vous voulez et qui vous amuse. On n’a plus grand chose pour rire en politique, de nos jours.

En finir avec cette question reviendrait à réduire à une funeste oisiveté nombre d’élus du peuple professionnels, et cela des deux côtés de cette étonnante frontière nommée linguistique pour amuser le populo.

Car, ainsi qu’il en est dans toutes les agitations nationalistes,  en réalité, il est surtout question, sous les prétextes les plus nobles, bien sûr, de savoir qui va contrôler le business sur un territoire donné.

Enfin bon, bientôt, pendant quelques secondes, le temps que mettra votre bulletin de vote pour atteindre le fond de l’urne, du moins si l’on a supprimé le vote électronique totalement dépourvu de cet instant de pure poésie, vous aurez le sentiment d’être un citoyen accompli et un peu plus sérieux que cette bande de comiques.

Maintenant, tout en restant dans le sujet, mais pour ceux qui sont un peu las de mon radotage, une anecdote piquante.

Je ne sais trop comment, sûrement par l’intermédiaire de quelque ami douteux, j’en ai plein, ou à l’humour décalé, j’en ai pas mal non plus, je suis tombé sur la page de Fesses-bouc d’une certaine Zoé Genot, élue du peuple professionnelle, tendance Ecolo.

Voici une copie d’écran

Opinions politiques : « Ecolo, fatalement »

Religion : « Laïque modéré ».

De quoi plonger le badaud dans un abime de réflexion, sinon de stupeur.

Ecolo serait une fatalité.

Le Robert, vite ! L’entrée « Fatalité » : «Force surnaturelle par laquelle tout ce qui arrive (surtout ce qui est désagréable) est déterminé d’avance d’une manière inévitable » ou encore « Suite de coïncidences fâcheuses inexpliquées qui semble manifester une finalité supérieure et inconnue ».

Le parti Ecolo, ( je n’ai pas dit l’écologie, ne mélangeons pas tout), conséquence de toutes les calamités ci-dessus ? on tremble !

Trêve de pessimisme. On peut voir les choses autrement et supposer que Zozoé Genot ne pratique pas l’écologie politique, mais l’écologie mystique. Qu’elle organise des messes noires pour modifier le climat,  se sert de poupées vaudou contre ses adversaires politiques.  C’est ça qui serait chic !

Attendons tout de même encore un peu avant de prendre notre carte du parti.

Demandons nous si, loin de superstitions ridicules, la politique d’Ecolo s’élabore, plus rationnellement, dans les sacristies ?

"Si J'enlève mon pater, tu me montres ton noster ?"

A la Chambre comme au confessionnal, le caleçon LAISSEZ VENIR À MOI LES PETITS ENFANTS fibres 100% surnaturelles.

On peut le penser à ce que Zozoé nous dit de ses opinions. Et quand on connait les accointances ecclésiastiques du président (?) ou secrétaire (?) ou je ne sais quoi, de son parti, le doute est au bord de la certitude ! En effet, être royaliste, bon, personne n’est parfait, mais pote du sinistre Leurseigneur (ben oui, c’est pas le mien) Léonard (Ho la la ! que j’ai du mal à retenir un « c » après le « é » ! avec l’âge, j’ai appris à me tenir en public),  lequel vient saluer, en passant, entre amis, les ligues anti IVG en pleine éructation publique, ça relève du credo. Avec un « e », oui, pas un « a ».

Mais revenons à notre élue.

Ce recours, semble-t-il spontané, au « surnaturel » et à une « finalité supérieure et inconnue » par contre explique fort bien cette religion de « laïque modéré ».

Laissons de côté le fait que la laïcité puisse être une religion, je pensais bêtement que c’était l’insulte réservée aux laïcards enragés ! On est mal informés. « Modérément laïque » me semblerait peut-être mieux venu ! Comme euphémisme, évidemment.

Dieu intervenant modérément dans la vie publique, c’est la fatalité, car Allah est grand.

Évidemment, il s’agira de déterminer quand il est modéré et quand il exagère. Que de beaux débats Zozoé Genot va nous offrir le soir à la veillée !

« Ecolo : faire de la politique autrement ! » disaient- ils.

Magnifique !

Ces élans primesautiers de notre amie Zozoé nous délassent des pesanteurs de la langue de bois ordinaire, pire : de l’indigence intellectuelle considérée comme une fatalité professionnelle par nombre d’élus du peuple.

Alors, maintenant, pour être objectif ( mais je ne vois pas ce qui m’y oblige), je devrais aller faire un tour sur les Fesses-boucs d’élus d’autres partis.

Je suis certain qu’on ne doit pas s’y embêter.

Mais si vous croyez que j’ai que ça à faire !

Bonjour chez vous, s’il n’y a personne, c’est que vous êtes peut-être dans un bureau de vote.

A la recherche du thon perdu

Les jap’s veulent bouffer du thon rouge, quoiqu’il arrive, jusqu’à ce qu’il n’y en n’ait plus s’il le faut. Et ils ne sont pas près de se laisser intimider par les écolos bouffeurs de salade. Ils becqueteront le thon rouge jusqu’à la dernière écaille.

On ne peut être qu’impressionné par une telle détermination.Mais on peut se demander ce qu’ont-ils prévu de grailler lorsqu’ils auront transformé tout le thon rouge en caca humain? Car les japonais sont des êtres humains. Ça ne me rassure pas.

Vous pensez qu’il s’agit d’une réaction politico-consummero-financiero-patriotico-caractérielle ?

Du tout. Quand ils auront fini le thon rouge, ils boufferont du thon jaune, avec la même conviction, lorsque les alchimistes de l’agro-alimentaire et des écoles de commerce réunis, sauront peindre en rouge le thon jaune. Avec de la peinture juste un peu cancérigène, mais pas trop, pour qu’on s’en aperçoive pas du premier coup. Ils ont déjà fait pire.

Grâce à ces bienfaiteurs de l’humanité, personne ne doit modifier ses petites manies alimentaires ou autres pendant que les espèces disparaissent. Et quand il n’y aura plus, ce qui ne saurait tarder, de thon jaune, qu’est-ce qu’ils vont morganer les jap’s .

Facile ! Une petite manip génétique et hop ! sardines, vous voici thon rouge ! Félicitations pour cette brillante promotion !

C’est un peu comme les déchets nucléaires, mais à l’envers, car eux ils ne sont pas en voie de disparition. On attend d’avoir la science suffisante pour les neutraliser. En attendant on contamine, on cancérise, depuis Tchernobyl on n’explose plus mais on ne perd rien pour attendre , et on peut continuer, grâce à l’électricité produite, à fabriquer à tout va des tas de choses dont l’utilité principale est de rapporter du fric, certes à ceux qui les fabriquent, mais surtout à ceux qui investissent dans la fabrication de ces choses destinées à finir le plus rapidement possible dans les incinérateurs, afin de faire de la place aux suivantes et remplir des porte-monnaies qui déjà ne manquent pas de gras.

Qu’est-ce qu’on se marre !

Mais attention, les Jap’s, les faces de prunes, comme les appelait le délicat Colonel Buck Dany dans Spirou des années 60 , les japonais, donc, comme tout le monde, veulent bien, comme on dit, sauver la planète.

Sans trop se fatiguer, comme tout le monde aussi.

Et puis d’abord, pourquoi ce serait les japonais qui devraient commencer à se priver ? Pourquoi tant de haine ? Hein ? je vous demande.

"Moi, le thon rouge, ça m'en fait une comme ça le matin !"

Combien de mes doux et douces amis et amies personnels sont prêts à se passer de prendre l’avion pour aller se mettre les miches au soleil, pendant une semaine, dans un pays exotique ?

Activité rigoureusement indispensable à l’épanouissement humain et à la limpidité de ses urines.

Plus le saccage bétonesque des pays exotiques et les papiers gras partout. ( C’est vrai que le papier gras, déplié, puis léché, ça peut aider à varier l’ordinaire des petits enfants faméliques du coin. Ça n’a pas que du mauvais, le tourisme).

Patience, Planète, dès mon retour, je te sauves, promis. J’éteins la lumière derrière moi en quittant une pièce, je ne laisse pas laisser couler l’eau du robinet pendant que je me lave les dents, ça sauve, non?

- Bof !

- Jamais content, çui-là.

Comme le thon rouge , mais on s’en fout, il va bientôt avoir disparu. J’ai vu récemment un reportage à la télé sur les pêcheurs de thon occidentaux dans l’Océan indien. Putain les bateaux ! C’est pas de la barcasse à rame ! C’est du vrai navire! et beaux avec ça! et grands comme des usines. Ça te vous récolte le thon à la tonne. Ça n’en laisse pas gras pour les pêcheurs locaux et leurs pédalos à voiles.

"Thon taine et thonthonier"

Alors ils font pirates. Pêcher un thonier et son équipage occidental, ça rapporte nettement plus gros que la pêche au filet, qu’on doit en plus tirer à la main. Ça fait des ampoules à la longue. Faut comprendre.

Mais bon ! C’est la loi de l’offre et de la demande. Rien à dire.

Moi, je serai pêcheur dans l’océan indien, c’est sûr, je serais pirate. Je me ferai des couilles en or. Y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes.

Du coup, les thoniers thonent moins, ou alors avec la trouille au ventre et des mercenaires à bord, armés jusqu’aux dents. Les prises s’en ressentent. Certains même n’osent plus sortir des ports. Peut-être que ce sont les pirates qui vont sauver le thon rouge, finalement. On dit merci qui ?

Pensez-vous ! Il ne dira même pas merci, le thon rouge. C’est très con le thon. Tellement con que la cervelle n’a pas de goût, comme disait une Brève de comptoir à propos du mouton. Le mouton, lui, il n’est pas en voie de disparition. Surtout Halal. Paraît qu’on en halalise plus que tous les musulmans de nos contrées peuvent en grailler. Ce qui fait qu’ils nous refilent le surplus en ricanant, à nous, mécréants.

Ça heurte profondément mon absence de convictions religieuses quand j’en mange. Mais bon, s’il faut se mettre à tenir compte de la sensibilité des mécréants, où va-t-on ? déjà qu’ils n’ont pas d’âme et qu’ils iront en enfer…

Et si, en douce, on refilait du porc aux culs-en-l’air ? En leur faisant croire que c’est du thon rouge, par exemple.

A propos de musulmans, Willy Wolstjan a écrit un excellent article sur l’islam (on le consulte ici, sur le site du R.A.P.P.E.L. -cliquer sur ce mot -. L’islam dont on a tous besoin, même les athées.

Et c’est bien vrai qu’on peut préférer cet islam à celui que les conasses à voiles et les barbus à vapeurs veulent nous infliger.

Mais voilà, moi qui ne suis rien qu’un vieux con jamais content, (et avec mon âge en passe de devenir canonique, ça va pas aller en s’arrangeant) j’ai pas besoin de l’islam. Ni du christianisme, ni du judaïsme, ni du bouddhisme-qui-n’est-pas-une-religion. Ni même du marxisme. Mais, là, bon, avec la balle que les nains de jardins, genre Trotsky, Lénine, Staline, Mao, ( excusez si j’en oublie) on tiré dans le pied du gigantesque Karl (même si on n ‘aime pas tout, lui, c’était une sacrée pointure), on est tranquilles pour un certain temps.

Et puisqu’on parle de religion…

Vous l'avez surement déjà tous reçu, moi, je ne m'en lasse pas.

La Revue médicale de Bruxelles, numéro de janvier-février de cette année , publie un article très intéressant à propos de ce phénomène essentiellement lié à la psychologie humaine. (En effet, le lombric ou la mouche drosophile, pour ne parler que d’eux, fréquentent assez peu lieux de culte)

Je ne suis pas médecin. Ma femme oui. Je lis par dessus son épaule.

Je vous livre l’article in extenso, parce que sinon, vu la confidentialité de la revue, vous auriez du mal à vous le procurer. Ça ne lèse les intérêts de personne, puisque cette publication est distribuée gratos aux toubibs. Il est vrai que je n’ai pas demandé l’autorisation à l’éditeur. Pensez ! Lui demander l’autorisation de publier un article scientifique sur un blog qui s’appelle « Les pérégrinations extra-culinaires du camembert qui grinche », si je l’aurais eu l’autorisation ! Je n’ai pas publié la bibliographie.

Si vous voulez donc en savoir plus, voici l’adresse : ckornrei@ulb.ac.be Les auteurs en sont C. Kornreich et D.Neu, service de psychiatrie, C.H.U. Brugman, laboratoire de psychologie médicale, ULB.

Je vous conseille de faire un couper-coller de cet article dans votre traitement de texte, puis de l’imprimer ( recto-verso, hein !) afin de pouvoir le lire à tête reposée. Sinon, à l’écran, je crains que ce ne soit pas possible ! Bonjour chez vous, s’il n’y a personne, tant mieux, ça vous permettra de lire cet article sans être dérangé.

Religion et fonctionnement du cerveau

(Partie 1)

Nos structures mentales nous prédisposent-elles à la religion ?

Le phénomène religieux est particulièrement ubiquitaire. Deux théories principales s’affrontent pour expliquer cette popularité dans l’espèce humaine. La première postule que nos structures cognitives nous prédisposent à la religion. Elle serait ainsi un produit dérivé de fonctions mentales par ailleurs utiles pour la survie, telles que la crédulité infantile, l’anthropomorphisme et la téléologie.

La seconde estime que le phénomène religieux se maintient du fait d’avantages adaptatifs directs liés aux bénéfices obtenus dans les échanges de coopération et fonctionne comme un mécanisme d’assurance fourni par le groupe religieux. Ces deux théories sont probablement complémentaires et permettent d’expliquer que le phénomène religieux soit à ce point universel.

INTRODUCTION

Les religions, définies comme des systèmes de croyances associés à des rites , sont particulièrement ubiquitaires dans l’espèce humaine. Elles apparaissent en effet dans toutes les cultures, des chasseurs cueilleurs aux sociétés avancées sur le plan scientifique. Lorsque les anciennes traditions religieuses perdent de leur emprise, les spiritualités “new age » – astrologies, et autres croyances ésotériques – remplissent rapidement le vide ainsi laissé . De nouvelles religions peuvent naître assez facilement comme en témoigne l’apparition des «cultes du cargo» de la Nouvelle Guinée et de la Mélanésie au 20 ème siècle .

Les théories traditionnelles expliquant cette ubiquité vont de la sociologie, qui insiste sur la fonction de la religion comme renforçateur des lois sociales, à la psychanalyse qui remarque que le renoncement pulsionnel exigé par la culture peut être canalisé par la religion et que les idéaux religieux resserrent le lien social et participent à la constitution d’une communauté .

Des théories plus récentes ont été développées par le courant de la psychologie évolutionniste, notamment par Richard Dawkins et nous examinerons plus en détail celles-ci dans le cadre de cet article.

Les raisonnements de la psychologie évolutionniste se basent sur les éléments suivants : Les religions imposent à leurs adeptes des coûts importants en temps, attention et énergie voire en sacrifices physiques. Il paraît donc étonnant que les processus cognitifs qui sous-tendent les religions n’aient pas été éliminés par la sélection naturelle.

Pour expliquer la persistance et l’ubiquité des religions, deux théories principales s’affrontent

1. les religions pourraient être des produits dérivés de fonctions mentales qui sont, elles, utiles pour notre survie et ont donc été sélectionnées par l’évolution.

2. Les religions procurent intrinsèquement suffisamment de bénéfices adaptatifs pour expliquer leur persistance dans l’espèce humaine.

Nous allons examiner ces deux hypothèses successivement.

LA RELIGION COMME PRODUIT DÉRIVÉ D’AUTRES FONCTIONS MENTALES

Le cerveau humain n’est pas construit pour donner une image de la réalité mais pour être adaptatif dans un environnement spécifique : l’environnement tridimensionnel et temporel terrestre. A titre d’exemple, la couleur des objets est perçue comme constante dans des conditions variables de luminosité, parce que maintenir une perception d’un monde rempli par des objets stables et invariants est fonctionnel pour nos activités quotidiennes.

Si la couleur des objets changeait à tout moment lorsque la lumière du jour varie, nous aurions du mal à suivre les objets dans le temps et l’espace, et à les identifier comme objets déjà vus (ou pas).

Le système visuel est donc à l’origine d’un processus qui à partir d’images du monde extérieur, produit une description utile au sujet et non encombrée d’informations inutiles. Filtrer adéquatement les informations du monde extérieur pour obtenir une représentation exacte et fonctionnelle coûte cher en ressources « computationnelles ». La sélection naturelle peut donc favoriser des solutions non parfaites qui offriront un bon compromis coût-efficacité.

Parce qu’ils recourent à des approximations « vite faites », les êtres humains développent régulièrement des « illusions cognitives » au même titre qu’il existe des illusions d’optique. Des exemples d’illusions cognitives peuvent remplir des livres entiers et ne seront pas détaillés ici .

Mentionnons toutefois les travaux du psychologue Amos Tversky et du prix Nobel d’économie Daniel Kahneman qui ont montré que les êtres humains ne parviennent pas facilement à prendre des décisions dans les situations qui comportent un certain degré d’incertitude et qu’ils utilisent dans ce cas des heuristiques.

Ces dernières sont des solutions toutes faites un problème, habituellement rapides et faciles appliquer mais qui ne garantissent pas que la solution soit correcte, comme la débâcle des marchés financiers l’a encore illustré récemment. Les illusions et structures cognitives potentiellement explicatives des phénomènes religieux sont détaillées ci-après.

Crédulité des enfants

Toutes les croyances religieuses semblent bizarres si on n’a pas été élevé avec elles et il est très rare qu’un adulte adopte une religion avec laquelle il n’a pas été familiarisé pendant l’enfance. Dawkins fait l’hypothèse que la crédulité des enfants est elle-même adaptative .

Plus que les autres espèces, nous dépendons de l’expérience accumulée par les générations antérieures et cette expérience doit être transmise aux enfants pour leur protection et leur bien-être. La survie des enfants peut être nettement améliorée s’ils obéissent à leurs parents et les croient sans questionner le fondement de ce qui leur est enseigné en tout cas durant les premières années de vie.

Les enfants raisonnent à propos de Dieu comme étant différent des autres personnes : à 5 ans, les enfants commencent à comprendre que les humains ne savent pas tout mais conservent cette croyance pour Dieu. La croyance en Dieu résiste donc aux améliorations développementales de la théorie de l’esprit.  

Dualisme

Les enfants auraient une tendance naturelle et innée à avoir une théorie dualiste de l’esprit .

Le monisme considère que l’esprit est une manifestation de la matière. Le dualisme considère que l’esprit est indépendant de la matière et « habite » le corps, ce qui implique qu’il est concevable que l’esprit puisse quitter le corps pour aller vivre ailleurs.

La maladie mentale peut donc être interprétée dans cette conception comme une possession par les esprits et il est possible de considérer que les objets inanimés puissent avoir une âme.

Même les personnes « évoluées » sont instinctivement dualistes et intellectuellement monistes : elles attribuent des intentions aux objets inanimés, comme en témoigne la manière dont nous parlons de nos ordinateurs.

Notre dualisme inné nous prépare à croire en l’existence d’une âme qui habite le corps, plutôt que d’en être une partie intégrante.

Il est de ce fait facile d’imaginer que cet esprit puisse s’en détacher et partir ailleurs après notre décès.

De la même manière, on peut aussi être amené à imaginer l’existence d’une déité comme propriété émergente de la matière mais vivant indépendamment de celle-ci.

Anthropomorphisme

Dans la continuité de nos tendances dualistes, nous surestimons la présence d’agents humains dans le monde. Notre tendance à “anthropomorphiser » est universelle : nous voyons des visages dans les nuages, des voleurs dans les ombres nocturnes . Cette tendance optimaliserait les réponses à des problèmes importants. Quand on a l’impression de voir des personnes, les faux positifs ne coûtent pas grand chose. Par contre, les faux négatifs peuvent être désastreux. Les autres humains sont très importants pour notre existence et notre progression dans la vie. Ils sont aussi la principale menace que nous ayons à affronter. Nous devons donc les détecter quand ils sont là. Nous pouvons confondre une ombre avec un cambrioleur mais pas l’inverse : un faux négatif serait fatal alors qu’un faux positif n’est qu’une perte de temps. Vu les coûts différentiels, il est possible que nous ayons fait évoluer un <hyperactive agent detection device> Notre tendance à personnaliser des objets inanimés comme des agents autonomes pourrait être impliquée dans l’expérience religieuse .

Téléologie

La téléologie est la tendance à assigner un but à toute chose. Les enfants attribuent spontanément un but et une intention au monde naturel : les nuages sont faits pour pleuvoir ; les rochers pointus sont construits de cette manière pour que les animaux puissent s’y gratter lorsque cela les chatouille ou ne s’assoient pas dessus ce qui pourrait les démolir . Les enfants préfèrent par ailleurs expliquer le monde via des causalités liées à des agents supranaturels jusqu’au début de l’adolescence et ce même s’ils ne viennent pas de milieux religieux où ils auraient pu recevoir ce biais de leurs parents.

Téléologie et explication supranaturelle sont connectées : les enfants préfèrent les explications attribuant un but à la nature sous la responsabilité d’agents supra-naturels .

Nous serions donc naturellement prédisposés au créationnisme .

La prédiction du comportement des entités présentes dans notre monde est importante pour notre survie et on peut donc s’attendre à ce que la sélection naturelle ait modelé nos cerveaux en vue de réaliser des prédictions de manière efficace et rapide.

Daniel Dennett propose une classification en positions que nous adoptons pour comprendre le monde qui nous environne et donc prédire le comportement d’autres entités comme les animaux, le machines et les autres humains. Il s’agit des positions physique, de design et intentionnelles.

- La position physique fonctionne en principe toujours car elle obéit ultimement aux lois de la physique. Mais travailler sur cette base peut s’avérer pe économique en temps et en ressources cognitives comme de calculer les interactions d’un objet complexe avec son environnement pour réaliser de prédictions.

- La position de design permet de court-circuiter tous ces calculs et se révèle donc très économique. Par exemple, savoir qu’une alarme est conçue pour sonner en cas d’intrusion dans une maison permet de faire des prédictions sans passer par une compréhension de la manière dont cette alarme est construite, dont fonctionne la source d’énergie qui l’alimente, et dont sont fabriquées les plaques de circuits intégrés…

- La position intentionnelle est un autre court-circuit de raisonnement qui peut être très utile pour la prédiction du comportement des êtres vivants Cette position assume qu’une entité est non seulement construite en vue d’un but mais aus qu’elle contient un agent qui guide ses actions. La position intentionnelle peut très bien se concevoir comme un mécanisme cérébral qui accélère la prise de décision dans des circonstances de danger et dans des situations sociales cruciales.  

Facilité de mémorisation des idées religieuses

Les idées religieuses seraient conceptuellement configurées pour activer les traits multiples des systèmes d’inférence intuitive qui gouvernent nos compréhensions ordinaires du monde .

Les connaissances intuitives que nous avons sur le monde physique, biologique et psychologique sont sans doute en partie innées et se développent chez l’enfant sans nécessiter beaucoup d’input de l’environnement .

Pour Boyer notamment, les idées religieuses sont mémorisables et mémorisées justement parce qu’elles violent nos attentes intuitives, c’est-à-dire parce qu’elles sont supranaturelles.

On a ainsi montré expérimentalement que les concepts supranaturels sont intrinsèquement mémorisables, nécessitant moins de ressource mémoire que d’autres concepts . La mémorisation est facilitée par le fait que ces concepts violent les règles intuitives mais à condition que cette violation soit modérée.

On retient que Dieu pense comme un homme et est en gros comme un homme mais qu’il a le pouvoir de créer tout et de détruire tout, ce qui n’est pas le cas d’un homme.

Par contre les constructions théologiques compliquées avec de multiples violations des structures intuitives perdent ce caractère mémorisable et ne suscitent de ce fait que peu d’intérêt .

La théorie de Boyer prédit que les personnes religieuses vont penser aux Dieux comme à des personnes si ce n’est pour quelques propriétés extraordinaires.

Barett et Keil , ont confirmé que les dévots religieux aux États-Unis et en Indes représentent leurs dieux de manière anthropomorphique et que ces représentations sont en conflit avec les croyances théologiques exprimées par les croyants.

Les participants étaient par exemple d’accord avec la proposition que “Dieu sait tout  » mais considéraient cependant que la prière était parfois nécessaire pour communiquer avec le divin. Le mode de pensée religieuse universel est donc une pensée anthropomorphique ajustée de manière minimale .  

Avantages de l’irrationalité

Dennett a évoqué l’idée que l’irrationalité de la religion pourrait être un produit dérivé d’un mécanisme cérébral inné nous prédisposant à l’irrationalité : notre tendance à tomber amoureux. L’anthropologue Helen Fisher explique qu’il est relativement improbable, objectivement parlant, de tomber amoureux d’un partenaire qui soit très significativement meilleur que tous les autres partenaires de son cercle de connaissance. Ce phénomène du coup de foudre s’accompagne de modifications cérébrales chimiques qui sont caractéristiques de cet état et comparables à l’action de drogues addictives naturelles.

Du point de vue évolutionniste, il pourrait s’agir d’un mécanisme visant à garantir la loyauté vis-à-vis du partenaire et parent associé suffisamment longtemps pour élever un enfant en commun au moins sur la partie la plus vulnérable du développement de celui-ci . Ce module pourrait être utilisé par la religion motivant un amour sans borne par exemple pour la Vierge Marie, ou Allah, engendrant des actes irrationnels, comme des sacrifices au nom de cet amour .

Difficultés à appréhender d’autres dimensions de temps et d’espace

La biologie sur terre trouve dans la théorie darwinnienne une théorie unificatrice qui ne nécessite ni concept ni concepteur.

On ne dispose pas encore d’une telle théorie pour la physique mais ce qu’on postule donne le vertige tant nos cerveaux sont mal outillés pour appréhender des théories comme celle de la mécanique quantique ou de la relativité générale.

A titre d’exemple , la notion de multivers postule l’existence de nombreux univers parallèles et parmi ceux-ci d’une minorité dont les constantes physiques seraient compatibles avec le développement du vivant.

Une théorie alternative, celle du mégavers, postule l’existence d’un seul univers qui subirait des expansions et contractions à l’infini, chaque nouveau big bang remettant en route de nouvelles constantes physiques, l’actuel étant compatible avec du vivant.

Ces notions sont profondément abstraites et difficiles à appréhender pour la plupart d’entre nous.

Les tenants du “dessein intelligent » ont défendu que pour avoir exactement les constantes physiques qui permettent la formation des planètes et des conditions nécessaires à la vie, il est nécessaire d’évoquer une intelligence supérieure.

Pour Dawkins et Dennet , si on imaginait une entité suffisamment intelligente pour concevoir un univers, il faudrait expliquer un niveau de complexité supplémentaire, celui qui serait responsable de l’apparition de cette intelligence, ce qui semble impossible.

En gros, la complexité ne peut avoir précédé la simplicité, ce qui est un théorème de base dans la théorie darwinnienne : la complexité naît de petits changements successifs étalés sur des temporalités très longues. Un outil peut être conçu par un fabriquant d’outils mais alors, et cela de manière automatique, ce fabriquant devra être plus complexe que ce qu’il fabrique.  

Mécanismes permettant d’englober les conception religieuses dans l’architecture cognitive globale

Encapsulation et intégration

Il vaut mieux que les cognitions religieuses soient isolées du reste du monde cognitif car il ne serait pas adaptatif de faire des inférences dans d’autre domaines de connaissance du monde sur base religieuse. Il faut donc une structure cognitive permettant de considérer des mondes fictifs sans le confondre avec la réalité. Il s’agit de la pensée dite méta-représentationnelle .

A titre d’exemple on peut croire que Dieu va pourvoir à nos besoins mais cependant chercher à combler ces besoins par nous‑mêmes. Les personnes religieuses ne sont donc pas moins performantes en termes de reproduction et de santé que les autres ; ce serait même plutôt le contraire en Amérique du Nord .

Les représentations religieuses doivent cependant pouvoir être compatibles avec les autres systèmes cognitifs. Ainsi les concepts religieux sont souvent moraux ou moralisateurs et donc en accord avec les valeurs sociales communes .

Auto-aveuglement

Il est nécessaire de disposer d’une architecture cognitive qui biaise et distorde le flot d’informations pour le rendre congruent avec les concepts religieux du groupe. Faire croire par exemple à une déesse à bras n’est pas facile même pour un environnement culturel très structuré par des élites religieuse S. L’imprégnation de départ est facilitée par la crédulité infantile .

Performances cognitives globales et religiosité

Plusieurs données semblent indiquer que des capacités cognitives élevées sont associées avec un degré moindre de religiosité . Il est possible que la capacité de résoudre des problèmes, de comprendre des idées et de raisonner de manière abstraite diminue l’ampleur de tous les biais cognitifs décrits ci-dessus. Le déclin de la religiosité survenant avec l’âge chez les enfants et les adolescents pourrait participer de ce phénomène. Le QI semble être un facteur prédicteur d’athéisme : dans une étude réalisée dans 137 pays, un QI élevé était associé à une religiosité plus faible . Les cercles scientifiques de haut niveau sont par ailleurs associés à des taux élevés d’athéisme : une étude portant sur les membres de l’American National Academy of Sciences a rapporté un taux de 7% de croyants comparé à 90% dans la population générale .  

LES AVANTAGES ADAPTATIFS DE LA RELIGION EN TANT QUE TELLE

Nombre d’auteurs pensent que la religion n’est pas un accident de l’évolution et ne peut pas s’expliquer entièrement par la théorie la décrivant comme un dérivé d’autres fonctions mentales , . Donner sa vie, ce que la religion exige parfois, est un coût gigantesque et il est nécessaire d’expliquer en quoi ce coût peut être justifié. Cette vision adaptative se centre principalement sur deux notions, celle dérivée de la théorie des jeux et celle du signal coûteux.

Théorie des jeux

Nous sommes des primates très coopératifs, et cette coopération ne se produit pas uniquement à l’intérieur des familles, l’altruisme de parentèle, mais s’étend largement à l’intérieur du corps social, un altruisme qualifié de réciproque .

Cette dernière forme d’altruisme peut donner lieu à des bénéfices pour les deux parties à condition d’avoir des rencontres répétées entre coopérateurs, de pouvoir garder en mémoire le résultat des rencontres précédentes et d’avoir la possibilité de punir les non-coopérateurs .

Il persiste toutefois un risque pour celui qui donne dans la mesure où il ne peut pas avoir la certitude qu’il récupérera son investissement.

C’est ici qu’intervient la réputation des participants, un élément fondamental dans les sociétés humaines. A titre d’exemple, même une technologie très moderne reprend cet élément quand il s’agit de transactions commerciales entre participants comme en témoigne la manière dont le site ebay est construit.

La morale religieuse permet de résoudre certains problèmes de coopération de manière peu coûteuse en modifiant les bénéfices attendus de la coopération (par exemple pour des agents qui pensent que la coopération paie toujours mieux que la défection) et cela reste vrai quel que soit le retour réel de la coopération. La récompense pour la coopération peut être par exemple le paradis et pour la défection l’enfer ou d’être réincarné sous forme de scarabée .

Si vos croyances religieuses sont partagées et qu’il est possible de reconnaître ceux qui appartiennent à votre groupe, vous pouvez bénéficier d’une assurance, relative, que votre interlocuteur sera un bon coopérateur . Dans une étude portant sur 186 cultures, Johnson (2005) a de fait montré que plus les Dieux sont vus comme puissants, moins il y a de comportements égoïstes dans la société .

Théorie de la signalisation coûteuse

Les organismes vivants utilisent le handicap pour signaler de manière authentique leurs propriétés et intentions . Un signal quelconque pourrait être imité à moindre coût par un individu non coopérateur et perdrait donc sa fonction de signal authentique .

Les émotions sont difficiles à feindre et à manipuler et constituent donc une source potentielle de signaux intéressants. On peut mentir avec des mots mais il est (plus) difficile de feindre des larmes .

Les émotions religieuses pourraient fonctionner comme des signaux qui identifient la présence de motivations moralisatrices impliquantes pour celui qui les émet . Le lien entre moralité et religion est toutefois fermement contesté par certains auteurs mais nous n’entrerons pas dans ce débat ici .

Les rituels peuvent avoir de nombreuses fonctions : communiquer des intentions, inculquer des doctrines, promulguer des lois, forger des alliances, offrir espoir et consolation, marquer des transitions, exciter, calmer ou divertir les participants et ces fonctions varient avec les contextes et les individus .

Les chercheurs évolutionnistes pensent que les fonctions du rituel sont de procurer des forums ou les émotions religieuses et les autres signaux coûteux d’engagements peuvent être produits et évalués .

S’il y a un lien entre les motivations et l’expression, l’ampleur des signaux de dévotion devrait être inversement proportionnelle aux probabilités de faire défaut dans des transactions de coopération .

Pour que ces signaux soient efficaces, ils doivent être produits devant un public et pour que le signal soit coûteux, il faut que les rituels demandent des sacrifices d’attention et de ressource. De fait, certaines pratiques religieuses sont fatigantes, dangereuses, douloureuses et susceptibles de distiller l’ennui pour les non-dévots .

Au plus les conventions rituelles sont ésotériques et élaborées, au plus elles sont difficiles à contrefaire pour des imposteurs.

Les tenants de la fonction adaptative de la religion prédisent que seuls ceux qui sont engagés envers une superstructure moralisante seront susceptibles d’accepter d’endurer ces rituels fréquemment .

Par ailleurs, en temps de crise, ils prédisent que la pratique religieuse devrait s’intensifier, ce qui est a priori paradoxal puisqu’on devrait normalement préserver des ressources pour ce qui est vital . Ainsi, on a observé que les familles musulmanes avaient consacré une plus grande part de leurs réserves à l’observance religieuse durant la crise financière indonésienne dans les années : les institutions religieuses procurent une assurance sociale et minimisent les risques en supportant collectivement les plus démunis, ce qui justifie les coûts de démonstration d’appartenance.

Dans une étude comparative de 200 communautés religieuses et séculaires au 19eme siècle, Sosis a montré que les communautés religieuses étaient de loin plus susceptibles de durer que les communautés séculières . Les communautés religieuses imposaient par ailleurs environ deux fois plus de conditions coûteuses à leurs membres, le nombre de conditions coûteuses étant directement corrélé avec la durée de vie du groupe .

Finalement, il semble que les rituels religieux influencent bel et bien l’altruisme une étude utilisant des jeux d’utilisation de ressource commune dans les kibboutz modernes a montré que les hommes religieux étaient plus altruistes que les femmes religieuses qui à leur tour l’étaient davantage que les hommes et les femmes non religieux . Ce phénomène pourrait être lié à l’intensité et au coût des rituels partagés, les hommes religieux devant participer à la prière commune à raison de trois fois par jour.  

CONCLUSION

Le phénomène religieux pourrait être à la fois un produit dérivé de nos structures mentales et un comportement adaptatif lié à la nécessité d’établir des liens de coopération dans l’espèce humaine.

L’évolution a construit notre cerveau pour être adaptatif dans notre environnement, ce qui n’est pas toujours synonyme de raisonnement rationnel. De fait, de nombreuses illusions ou distorsions cognitives ont été décrites chez l’homme, dont certaines, telles la crédulité infantile, l’anthropomorphisme et la téléologie, pourraient jouer un rôle dans les conceptions religieuses. La nécessité de garantir une réciprocité dans les échanges de coopération a renforcé les mécanismes permettant d’obtenir des assurances quant à une réciprocité future. La réputation fournie par l’appartenance à un groupe religieux permet vraisemblablement de limiter les risques inhérents aux échanges réciproques. Ceci a toutefois un coût qui concerne les disponibilités en temps et en énergie, voire en sacrifices plus importants, nécessaires pour faire partie du groupe religieux et assurer sa publicité en temps que bon coopérateur potentiel.

Correspondance et tirés à part :

C. KORNREICH

C.H.U.Brugmann Institut de Psychiatrie

Place A. Van Gehuchten

1020 Bruxelles

Décroissant au petit déj

Pour ceux qui n’ont pas mis Les pérégrinations extra-culinaires du camembert qui grinche dans leurs favoris, (tsssss ! je ne leur fait pas mes compliments), voici donc l’adresse à copier : http://www.michel-noirret.net

Mais à ceux qui sont venus jusque là, le camembert  offre en prime un appendice au chapitre précédent, lequel est juste en dessous de celui-ci.

Le Camembert avait bien vu : Copenhague, c’est le bide !

Et il ne pouvait en être autrement.

Alors ? on s’assoit parterre et on pleure ?

Pas tout de suite.

D’abord, il faudrait arrêter de se bercer d’euphémismes : ce n’est pas la planète qui est menacée, elle en a vu d’autres et des pires. C’est nous qui sommes menacés. Nous êtres humains. Pour ceux de mon âge, c’est pas trop grave, nous sommes plus prés du crématorium que de notre première blennorragie (c’est quoi l’équivalent pour les dames ?). Mais les suivants ne vont pas rigoler, car la fin va plutôt être du genre apocalyptique. Il n’y aura pas de cadeau entre survivants du productivisme capitaliste. (On en connait pas d’autre forme de productivisme actuellement)

En finir avec le productivisme capitaliste ? Ça c’est une idée qu’elle est bonne !

Sauf qu’il ne va pas se laisser faire, le bougre. Outre qu’il est armé jusqu’aux dents, qu’il nous flique jusqu’au fond de nos calcifs, ( oui, oui, nos petites culottes aussi, pour rester politiquement correct ) , il a à sa disposition, comme première ligne de défense, une pléthore d’arrivistes, motivés essentiellement par ce qu’ils appellent leur carrière, complétement intoxiqués par l’idéologie diffusée dans les écoles de commerce et de communication.

Ils sont la substance même de partis politiques, toutes tendances confondues et nombre d’ONG. Lesquels ne sont rien d’autre que des structures de pouvoir.

Plus on gravit les échelons dans la structure, plus on a de pouvoir.

La finalité est donc de maintenir et d’agrandir la structure afin de maintenir et d’agrandir son pouvoir. Les idées, les fondamentaux comme ont dit, ayant présidés à la création de la structure ne relèvent plus que du spectacle.

John Saul, dans Les bâtards de Voltaire ( Petite bibliothèque Payot ) explique ça beaucoup mieux que moi.

On vient de voir ces guignols à l’œuvre. Ils ont produit quelques tonnes de CO2 supplémentaires à Copenhague pour la galerie, sachant parfaitement et d’avance ( ils y ont travaillé deux ans) , que ça ne servirait à rien. Mais ils ne pouvaient se dérober, la pression de l’opinion publique étant trop forte. Il fallait donc monter un grand spectacle, à Copenhague, pourquoi pas et s’y montrer, pour l’image.

Rien d’autre. Et le bizness continue comme avant. C’est l’essentiel, non?

Mais il sera vert, le bizness, écolo à fond la caisse : le développement durable va être encore plus tendance dans les conseils d’administration.

Croire au développement durable, ça le fait, comme on dit. Croire en Dieu aussi. Mais dieu ou le développement durable n’existent que dans la tête de ceux qui y croient. Il ne mène à rien, sinon à retarder les échéances : nous sommes trop nombreux.

Plus nos vaches qui pètent et ça ne va pas s’arranger, car il n’y pas grand monde, du moins dans nos riantes contrées développées, prêt à se passer de steak plusieurs fois par semaine.

Notez qu’avec tout ces SDF générés par le productivisme capitaliste, ça fait autant de consommateurs en moins. Ils sauvent la planète, eux ! Ça n’a pas que du mauvais le productivisme capitaliste, faut bien reconnaitre.

A part SDF il y a une idée à essayer : la décroissance.

Arrêter d’acheter la destructrice et inutile verroterie que nous refile le marketing, lequel, comme le disait Caroline Meyer, consiste à chercher de quoi nous n’avons pas besoin, puis à nous le vendre.

Pas facile : car bien souvent, cette verroterie finit pas devenir réellement indispensable. Ce dont elle a pris la place a disparu. Ou les conditions de vie sont devenues telles qu’effectivement l’outil précédent est obsolète. Exemple : les téléphones portables et les téléphones fixes.

Évidemment, si vous comptez sur les guignols dont question ci-dessus pour la mettre en œuvre, la décroissance, c’est que vous croyez encore à ce que les spécialistes de la Com’ appellent la démocratie.

Mais n’en est que le spectacle, les paillettes.

Elle est complètement instrumentalisée par les margoulins dont il est question ici. Ils ont depuis longtemps compris tous les avantages qu’ils pouvaient en tirer, les belles carrières qu’elle leur ouvrait, pour la plus grande tranquillité des banquiers et autres ravageurs de planète, plus la légitimité populaire généreusement octroyée par leur dupes ! Ça en jette, non, élu du peuple ! (Professionnel qui plus est !)

Le modèle, la foi, le credo, la vache sacrée de ces démocrates de JT, (sans exclusive idéologique) c’est, on s’en doute, le productivisme capitaliste, y compris repeint en vert. Ils en sont tellement imprégnés qu’il ne peuvent même pas imaginer comment ça serait possible, la décroissance.

Car le productivisme capitaliste est pour eux une réalité immuable, quasi biologique, minérale, ou en tout cas envoyée par les dieux, voire la main invisible du marché (dans la culotte d’un Zouave ?) . Il est, dès lors, hors de question de concevoir un monde fonctionnant autrement que selon ses principes sacrés.

Ce serait la catastrophe, l’apocalypse ! Par contre détruire notre propre biotope, c’est mignon comme tout, propre sur soi et ça rapporte !

Ajoutons à ce plaisant tableau, la jobardise de tout un chacun et notre peu de goût à vouloir nous passer de ce qui nous détruit lentement mais sûrement.

Qui est prêt à se dispenser de prendre l’avion pour aller se mettre au soleil pendant quelques jours dans quelque pays de rêve ?

De rêve parce qu’on ne fait qu’y passer et qu’on en voit que les paysages de carte postale. Le reste étant soigneusement dissimulé par les Offices de tourisme. Cécité volontaire des uns, roublardise des autres, ça nous fait un beau consensus en faveur des compagnies aériennes et de leurs tonnes de CO2.

Et puis acheter, c’est aussi une manière de se libérer du stress provoqué par ce système aussi imbécile que contraignant.

Acheter ! Ça soulage ! Ça calme ! Ça donne l’impression d’exister, d’être, brièvement, maître de son existence.

Ça permet d’oublier que le travail aliéné, n’a pas pour finalité de nous procurer des moyens d’existence, mais des moyens… de dépenser ! de consommer les inutiles imbécilités que nous produisons ou contribuons directement ou indirectement à produire : même le toubib qui prend soin de la santé du consommateur, du client (citoyen, ou même usager, c’est d’un ringard !) ne vise qu’à le remettre, au plus tôt dans le circuit du productivisme. Même en congé de maladie ! complètement cadenassés.

Nos emblématiques SDF sont bien les pionniers de la décroissance.

Mais si c’est pour en arriver là…

En arriver là, ne rêvons pas, ça en attend beaucoup d’entre nous. Et ça va prendre toutes sortes de formes. Mais soyez assurés qu’une partie, certes minoritaire, comme actuellement d’ailleurs, continuera de se goinfrer.

Et que les démocrates télévisuels continueront de nous demander de voter pour eux afin d’améliorer l’accueil de nos asiles l’hiver quand ça caille, et surtout de fuir les poujadistes qui s’en prennent inconsidérément aux dévoués représentants du peuple, démocratiquement élus, entre autres par les trous-du-cul qui claquent des dents la nuit, sur le trottoir dans leurs cartons.

Alors, comment on la fait la décroissance ?

Si vous attendez qu’un gourou ou un leader charismatique comme on dit, viennent vous donner le mode d’emploi, continuez plutôt à regarder le JT en mangeant des chips.

Bonjour chez vous, s’il n’y a personne, peut-être que vous n’êtes pas chez vous.

Paul Gobert : Le tri

Encore un barbu ! Car le Mrax…

Le MRAX (Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie, officine récemment islamique, bien qu’ayant un bon fond), en la personne de son président Radouane Bouhlal, s’insurge, contre l’arrêt du Conseil d’État renvoyant à leur Coran les parents d’une élève voulant, à Gilly,  aller à l’école à voile, la direction de l’école s’y opposant.

Le conseil d’État n’a, paraît-il, statué que sur la forme : il manquait la signature d’un des deux parents pour que le recours soit acceptable.

- Dégoutant ! dit Radouane Bouhlal, très colère, serrant très fort ses petits poings cruels, on chipote sur la forme, on ne dit rien sur le fond !

En fait Radouane Bouhlal devrait y regarder de plus prés et enlever ses lunettes musulmanes pour y voir mieux.

Sur la forme:

Si la loi exige la signature des deux parents, le Conseil d’Etat ne peut pas faire comme s’il ne s’était aperçu de rien s’il n’en figure qu’une dans le document de recours.

Et on touche le fond :

C’est le bon sens même, du moins sous nos latitudes, que les deux parents manifestent leur accord dans une telle affaire.

En effet : et si l’un des deux n’est pas d’accord ?

En l’occurrence, quel est celui des deux qui, éventuellement, mais on ne le saura jamais, aurait pu ne pas être d’accord ?

La mère.

Bravo ! Vous restez en deuxième semaine !

Seule la signature du père figurait sur le document.

Bonne vieille coutume islamique ( et il n’y a pas si longtemps chrétienne) : A quoi bon s’encombrer de l’avis d’une bonne femme ? De toute façon ça n’a pas d’avis et si elles en ont un c’est forcément celui de leur mari. C’est Dieu qui l’a dit. En tout cas l’imam. ( Ah! le bon temps ou le curé avait quasiment l’exclusivité de la parole divine…)

En renvoyant le MRAX ( cheville ouvrière du recours) à sa mosquée, le conseil d’état a, de fait, statué contre un acte sexiste.

On ne saurait trop l’en féliciter.

Bonjour chez vous. S’il n’y a personne, le MRAX vous aidera à porter plainte.

La merde

D’après la rumeur publique, ce serait de mauvais goût.

Personnellement, je ne me prononce pas: Je n’en ai jamais mangé.

Un de mes correspondants me fait parvenir le beau texte suivant. De très mauvais goût, donc, parait-il.

On se dira, dans les chaumières, que ce correspondant est quelque sale gamin mal dégrossi, provocateur, comme ils le sont tous à cet âge.

Que nenni. C’est un monsieur d’âge, comme on dit, ancien professeur, retraité maintenant. Certes, encore bien canaillou sur les bords et aux neurones bien pétillants.

Ça devrait encourager les jeunes à devenir vieux.

D’autant plus que ce texte est attribué à Victor Hugo. Ce qui ne nous rajeunit pas.

Attribué, donc on n’est pas sûr. Mais on ne prête qu’aux riches.

La crise due aux fameuses « Subprimes » dément totalement le proverbe. Mais le prouve dans ses conséquences. Salauds de pauvres ! c’est à cause d’eux ! Ca fait longtemps que je dis qu’il faut en finir avec les pauvres ! personne ne m’écoute.

Ce sont les riches qui donnent aux pauvres, le contraire, jamais ! Egoïstes les pauvres ! Depuis le temps que les riches font la charité, il est tout de même un peu surprenant qu’il y en ait toujours, des pauvres. C’est bien qu’ils le font un peu exprès quelque part. Et avec tout ce que les riches leur ont donné, ils ont bien du mérite, les riches, à être restés riches. Mais ils gardent ça pour eux. Sobres et dignes face à l’ingratitude, les riches.

Les pauvres sont sales, mal embouchés, ricaneurs, peu respectueux et ils sentent mauvais. Ils ne sont donc pas un exemple pour la jeunesse. Il faut en finir. Camarades ! la lutte des classes n’aura qu’une seule issue : Tous riches !

Et non tous pauvres, comme ça s’est passé jusqu’à présent. Les cadres du parti s’engagent à montrer l’exemple.

Encore qu’avec la disparition du secret bancaire, la Suisse, le seul pays où ça valait vraiment le coup de faire le communisme parce qu’il y avait vraiment quelque chose à partager, ne sera bientôt plus le territoire exemplaire à conquérir.

Salauds de Suisses !

Tout cela me permet d’affirmer, à ceux qui en douteraient, que « Les pérégrinations extra-culinaires du camembert qui grinche » est un blog sérieux, en prise avec les grandes questions de son temps : La crise, c’est la merde, non?

D’autre part, durant mes vacances normandes, lors d’une seule et même promenade dans la nature, j’ai fais les deux rencontres dont je vous montre le portrait ci-après.

L’une s’intitule sobrement « Coca »,

Coca

L’autre, tout aussi sobrement « Caca ».

Caca

La proximité lexicographique est-elle en réalité sémantique ?

De plus en plus difficile :

Quelle est la plus dégueulasse des deux, finalement ?

Autant de questions auxquelles j’attends vos réponses, vous pensez bien.

Nous pouvons maintenant entrer dans le vif du sujet.

Ode à la merde


Lorsqu’après un repas l’estomac vous tiraille,

Que tout au fond de vous le haricot travaille…

Qu’il est doux de penser que bientôt, pas très loin,

Vous courrez prestement pour chier dans un coin.

Qu’on est bien, accroupi, les coudes sur les cuisses,

Tandis qu’environné d’une troupe de Suisses

On exhibe au grand air l’hémisphère dodu

Qui cache encore aux yeux le chef-d’œuvre attendu.

Ami ! Il est, dit-on, un art en toute chose,

Aussi bien à chier qu’à cultiver les roses.

Or donc, pour opérer avec discernement,

Gardez-vous qu’un papier ne vienne absurdement

Lorsque l’œuvre est parfaite, écraser l’accessoire.

Tss ! Tss ! Pas de papier si vous voulez m’en croire,

Laissez aux constipés ce procédé piteux

Qui gâche absolument un plaisir si juteux,

Que le bout de l’index, seul, fasse cet office.

Quand il aura touché trois fois votre orifice

Qui vient de s’entrouvrir comme une tendre fleur,

Il teindra votre doigt d’une étrange couleur.

Ami, si vous voulez encor goûter des charmes,

Sur la blanche muraille, esquissez quelques larmes.

Et si, par aventure, abondant est l’extrait,

De celle que vous aimez vous ferez le portrait.

Que voilà un vers final bien foireux. Ca reste dans le sujet, me direz-vous. Cependant un alexandrin de treize syllabes, ça me parait fort improbable chez Victor Hugo.

Bonjour chez vous.

S’il n’y a personne, prévenez la police.

Sarkozy est mort

Enfin, pas tout à fait, il communique encore.

L’année dernière c’était ses Ray-bans, sa Rollex, sa Gonzesse.

Cet été, ce sera ses pets de travers, même si ça commence par le cœur.

Heureusement, le Président fait son jogging avec son toubib, sinon on n’aurait rien su. Il se serait assis, aurait repris son souffle, comme n’importe qui un peu essoufflé et basta. Mais quand on a un toubib officiel pour suivre le jogging présidentiel,  faut bien justifier la dépense. D’autant que ces derniers temps le députés mettent  leur nez dans les comptes de l’Élysée.

Le Président va-t-il aux cabinets tout seul ? Si oui, est-ce bien prudent ?

Blague à part, la France peut se vanter d’avoir un chef d’État qui mouille son short pour redorer les comptes de la presse écrite. Y a bien le Tour de France des camés qui fait vendre du papier imprimé, mais ça va se terminer bientôt. Heureusement Sarkozy, alors même que tout le monde ne pense plus qu’aux vacances, n’hésite pas à payer de sa personne pour alimenter les unes et les tiroirs caisses qui en ont bien besoin.

Il est vrai que depuis que l’Europe réglemente strictement le papier-cul, on ne sait plus trop quel journal acheter. A mon avis, une presse écrite imprimée sur papier et encre anuso-compatible pourrait sérieusement relancer les ventes.

Certes, il nous reste la télé. Mais les écrans, même plats, c’est pas vraiment commode. Et encore un peu coûteux.


Videos, Slideshows and Podcasts by Cincopa Wordpress Plugin