Archives de la catégorie : L’eusses-tu cru ?

Et Dieu dans tout ça ?

Agnostiques, qui par principe n’êtes ni pour ni contre, bien au contraire, comme dit le poète, Dieu, c’est vous !

C’est pas une bonne nouvelle, ça ?! Depuis le temps que vous vous posiez la question de savoir s’il existait vraiment.

Par contre, si vous considériez la question dénuée de tout intérêt, vous pouvez continuer à vaquer de votre petit air mutin, mais vous ne serez jamais Dieu. Faut le savoir. Sauf pour votre maman, bien sûr. Et encore ! Si vous êtes un garçon et si vous avez une mère juive. Attention toutefois, comme le soulignait Paul Watzlawick dans « Faites vous même votre malheur  », une mère juive peut très bien être un camionneur italien.

Je recommande d’ailleurs très vivement cet ouvrage à tous ceux de nos amis qui, tout à coup, découvrent que leur existence ne va certes pas très bien, mais pas trop mal non plus, ce qui est inconcevable.

Ils trouveront dans cet ouvrage nombre de conseils pratiques pour vite re-perdre toute confiance en soi, se considérer comme totalement nul (le) , moche, incapable de se faire des amis ou de les garder, de tenir une conversation intéressante, de plaire à qui que ce soit, forcément, avec ces nibards qui tombent ou ces couilles molles, bref, toutes ces sortes de choses qui font les délices d’une vie complètement pourrie.

Amis dans ces dispositions, c’est le moment de vous suicider ! La plupart de vos connaissances sont en vacances, vous ne les emmerderez pas avec vos funérailles. Vous aurez raté même votre enterrement ! Que demande le dépressif !?

Mais Dieu dans tout ça ?

Voilà, voilà.

Jusqu’à présent, le mécréant, pour faire valoir ses arguments, se servait, le naïf, à bout de raisonnements, de toutes les découvertes que la Science propose à l’intelligence humaine et ses environs immédiats. La Science, malheureusement pour elle, est tenue par des gens souvent très embêtants, rigolant peu, tirant quelquefois la langue en public, mais c’est rare, et tenant à démontrer par l’expérience ou même pire, lorsque l’expérience n’est pas possible, les statistiques – quand ce ne sont pas les deux à la fois – que deux et deux font quatre ; quelques fois même des choses encore plus difficiles à admettre pour celui qui refuse de discuter le prophète qui a déclaré que deux et deux font cinq, mais attention : ça peut changer. Et que tu iras en enfer si tu hausses les épaules.

Mécréant et petit raisonneur mesquin, c’est tout du même.

Le croyant, veinard, a toujours eu à sa disposition toute l’étendue de l’imaginaire humain pour contrer les pauvres arguments du mécréant et, d’autre part, ne s’est jamais senti une obligation de preuve. Les mots et leur agencement, contenant, en eux-mêmes, la preuve.

Charles Dawkins, lui-même, avec son livre «  Pour en finir avec Dieu », n’en a fini avec rien ! Forcément.

Personnellement, j’en étais arrivé à cette conclusion, purement spéculative ( que vous avez bien déjà du lire dans ce blog, je devrais me relire, je sais !) que Dieu existe bel et bien, mais seulement dans la tête de ceux qui y croient.

Et Basta !

Ah oui ? S’exclame le croyant, qui n’hésite jamais à se servir même d’arguments qu’il conteste chez son contradicteur : «  Et comment tu le prouves ?  Par la méthode expérimentale ? Les statistiques ? »

Et de ricaner bêtement. Fallait s’y attendre .

Je ne sais pas si le Pr Nicholas Epley ( Epley beaucoup, si, si, il n’est pas vilain garçon apparemment, voir photo ci-dessous)

Nicholas Epley

Le site de Nicholas Epley

a été lui aussi fatigué par les ricanements, en tout cas, il a pris le taureau par les cornes. ( Faut quand même être con pour faire une chose pareille. Selon moi, qui ne connait rien à la tauromachie, le prendre par les couilles, c’est plus prudent. Ça peut se faire en catimini par-derrière. C’est lâche, je sais, c’est petit, mais moins dangereux qu’une approche de face, non ? Enfin, tout dépend, sans doute, de ce qu’on a l’intention de faire au taureau).

Le professeur Epley, foin de discussions oiseuses, à sorti la technologie, la ferraille, le hardware moderne qui ne se discute pas: l’IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique et non pas Institut Royal Météorologique).

Et à partir de là, je résume outrancièrement: Il a découvert que lorsque le croyant en Dieu évoque de Dieu, ça active la même région du cerveau que lorsqu’il s’agit de lui-même. Et aucune autre. Et ça se voit, se photographie même !

Il en conclut, ce bon professeur, que celui qui croit en Dieu est plus égocentrique que celui qui croit, par exemple, à la dictature du prolétariat ou à la main invisible du marché. Ces exemples sont de moi. Vous pensez si j’allais me gêner.

Mais peut-être Nicholas Epley n’avait-il pas dans ses cobayes des adeptes de ces sortes de croyances.

Ou qu’il n’a pas pensé à leur demander.

Personne n’est parfait.

Ou alors, comme la publication est en anglais, il y a des choses qui m’ont échappé. Si bien que je ne sais pas si parmi ses patients il y avait des mécréants complets, comme moi, qui ne croient rigoureusement en rien du tout, voire s’entraînent tous les jours à se débarrasser de toute croyance, par souci de mieux jouir de ce qui existe vraiment et qu’on pourrait améliorer demain.

Il est prudent, le Pr Epley. Plus égocentrique, le croyant mythique, dit-il. Il y a sans doute des choses que la pieuse Amérique n’est pas prête à entendre.

Car la seule manifestation tangible, palpable, incontestable, de l’existence Dieu étant le croyant lui-même, il est fort difficile de s’empêcher de conclure de cette expérience que Dieu et le croyant c’est kif-kif, comme disent les fumeurs de tabac-qui-fait-rire.

Il ne connaît pas son bonheur, le bougre ! Car il est toujours de son avis, le croyant : le sien et celui de Dieu. Si le croyant est raciste, Dieu n’aime pas les nègres, s’il est homophobe, Dieu n’aime pas les pédés, etc. nous dit l’étude du Prf Epley et de ses acolytes.

Pas de conflit, ajoute Noirret. Qui subodore même l’auto-allumage permanent. Parfois ça s’emballe et là, bonjour les dégâts.

Voilà qui explique pourquoi Dieu est amour : comment ne pas aimer une entité supérieure qui vous choie à ce point? Tellement soucieuse de votre petite personne ? Et pas fière avec l’ouvrier, puisque même ouvrier, elle prend soin de vous, comme si vous étiez le roi du pétrole . Qui répond à toutes vos questions, vos soucis, vos inquiétudes, même en pleine nuit, votre sainte ignorance, qu’elle transforme en certitudes, quand c’est utile, surtout si elle se donne l’apparence du doute.

Ça explique aussi pourquoi le croyant déteste le mécréant, rêve de sa disparition et parfois passe aux actes : le croyant n’aime pas qu’on ne l’aime pas ! Voilà tout, qu’on n’aime pas la Vérité, alors qu’il est la Vérité.

Bête comme Dieu ! dira peut-être un jour, grâce au bon professeur Epley, la rumeur publique, consciente de l’injustice faite aux choux.

Arrivés là, vous devriez, raisonnablement, commencer à vous lasser de mes commentaires. Vous pouvez donc maintenant lire toute l’étude à l’adresse suivante :

http://faculty.chicagobooth.edu/nicholas.epley/html/publications.html

Article : Epley, N., Converse, B.A., Delbosc, A., Monteleone, G., & Cacioppo, J. (2009).  Believers’ estimates of God’s beliefs are more egocentric than estimates of other people’s beliefs.  Proceedings of the National Academy of Sciences, 106, 21533-21538. To download the paper, click here.

C’est en anglais, comme je disais.

Et maintenant, les questions de fond

Un de mes correspondants, Willy W. m’ayant fait parvenir la séquence suivante, je l’en félicitais tout en lui disant que Georges Bush arrivait à faire presque la même chose avec son cerveau. Il me répondit que non car « Il ne réussissait pourtant pas à faire claquer en cadence ses deux hémisphères cérébraux. Le monde entier l’aurait su. Il aurait pu se recycler dans le Music-hall – sauf le respect dû aux artistes de Music-hall. »

Encore un qui ne croit en rien. Tsssss!

Powered by Cincopa WordPress plugin

A vous de juger et n’oubliez pas de me donner votre avis.

Bonjour chez vous. S’il n’y a personne, c’est que vous êtes parti en vacances.

Qu’est-ce que j’apprends ?

Nos amis les chats-fourrés, les juges, les magistrats, la justice en général manquent tellement de fric

… qu’il n’y a même plus les moyens de publier au Moniteur (journal officiel Belge, pour nos lecteurs étrangers) les places de magistrats disponibles dans tel ou tel arrondissement judiciaire.

Dans un sens, c’est pas plus mal qu’il y ait du chômage dans la profession, du moins du point de vue de la surpopulation carcérale ; déjà qu’on ne s’en sort pas avec le nombre insuffisant de magistrats qui sont au boulot…

Quelle misère !

Misère de la justice ou Justice de la misère ?

Il y a je crois une vingtaine d’années, j’avais proposé une solution à ce problème récurrent, mais évidemment, déjà à l’époque, personne ne m’écoutait ! J’en ai du mérite à persévérer ! Quoique ce soit parfois déprimant de vouloir sauver le monde alors que rien ne prouve qu’il le mérite ! À la décharge du monde, je dirais qu’il n’a jamais rien demandé.

Toutefois, par prudence, à part moi, bien sûr, il vaut mieux se méfier de ceux qui veulent à toute force sauver le monde, c’est-à-dire nous-mêmes. Car nous sommes le monde. Pas les lombrics, les baleines et la mouche drosophile, dont pourtant les gènes ne présentent que 5 % de différence avec les nôtres, ai-je appris récemment dans un colloque scientifique autour d’une fondue au fromage (non, pas au camembert) égayée de liquides fermentés provenant de divers terroirs. Vous pensez bien si j’ai vite rebu un coup pour me remettre d’une telle atteinte à ma dignité d’ivrogne. Mais bon, il y a les écolos pour s’occuper des petites bêtes.

Nous on a Dieu. Et tout de même un peu les écolos en la personne de leur chef de meute, Jean-Michel Javeau-qui-va-t-à- la-messe, ainsi que la presse l’a récemment révélé. Ça explique mieux ce besoin viscéral de sauvetage tous azimuts.

Mais nous sauver de quoi ?

De nous-mêmes.

Pourquoi ?

Parce que nous sommes mauvais.

Par rapport à qui et à quoi ?

Argument de petit raisonneur, selon les sauveteurs autoproclamés.

S’ils se sont aperçus que nous sommes mauvais, c’est parce qu’ils sont un peu meilleurs. Forcément, sinon ils n’auraient rien remarqué.

Faut-il pour autant leur faire confiance ?

J’ai des doutes. Car pour être sauvé, il faut d’abord mourir. On est sauvé qu’après sa mort : on va au Paradis, selon la rumeur.

Ce qui dispense le sauveur d’apporter les preuves du sauvetage.

Être meilleur (que quoi ?) mais mort, ça vous dit ?

Ce qui n’empêche pas les Monseigneurs Léonard, les Saintetés Benoît XVI et autres culs-bénits ou culs-en-l’air (les mosquées nous permettent au moins d’enrichir le vocabulaire anticlérical) de prospérer.

Trêve de métaphysique.

Les pouvoirs politiques ont naguère trouvé une solution élégante pour pallier l’indigence persistante d’un autre service public : La RTBF.

Pour nos lecteurs étrangers — il n’y en a que pour eux — c’est la Radiodiffusion Télévision Belge Française.

Française. Pas francophone. Francophone, ça fait un peu bougnoule et ça renvoie aux contrées plus ou moins tropicales, plus que moins dévastées par les catastrophes naturelles et plus durablement par leurs dirigeants aussi corrompus qu’une coulée de boue, le FMI et la Banque Mondiale. Vous me direz que le Québec n’est pas précisément sous les tropiques. Mais au Québec, justement, c’est pas vraiment des bougnoules, puisqu’ils sont blancs.

Enfin, pas ceux d’origine. Ceux d’origine, c’était des bougnoules, si, si. Rouges. Le bougnoule se reconnaît facilement à sa couleur, ça, on peut pas lui enlever. Et pour ce qui est de la corruption des dirigeants des pays non-bougnoules, nous disons, entre gens civilisés, qu’ils sont d’habiles politiques qui savent se vendre. C’est pas du tout pareil.

Mais ces questions me dépassent un peu. C’est très compliqué le bougnoule. Vous n’avez qu’à voir en France, Sarkozy et son Besson-la-culotte-à-Marianne qui ne s’en sortent pas avec leur galère d’Identité Nationale. Menacée surement par les bougnoules. Qui d’autre, je vous demande un peu ?

Bon, tu t’égares, Edgar ! Reviens à tes moutons, Gaston !

Donc, je vais, devant vous et sans augmentation du prix de votre connexion internet, sauver les finances de la Justice belge.

On dit merci qui ?

Voilà, c’est facile, il suffisait d’y penser : La pub !

J’entends déjà la clameur indignée des citoyens intègres, qui ne s’en laissent pas conter : quoi ! la pub au tribunal. Rhôôôôôô, lui !

Bon. Citoyens intègres, La RTBF serait-elle un service moins service, public, moins public, que la Justice ?

Je me souviens d’un haut fonctionnaire, de gauche (enfin, socialiste, ça tempère), commissaire du gouvernement auprès de la RTBF, annonçant fièrement à un public sélectionné, que ça y était, la pub à la RTBF, c’était fait ! Ouf ! Mais que, bien sûr, gauche oblige, on avait prévu des garde-fous. Je n’ai pas très bien compris lesquels, car il n’avait pas précisé de quel côté étaient les fous. Il n’en avait probablement pas la moindre idée. Les hauts fonctionnaires, ça ne peut pas tout savoir, surtout si on ne le leur demande pas.

Mais bon.

Dans les prétoires, on rencontre aussi des ménagères de plus de 50 ans qui ont de l’espace de cerveau disponible pour Coca-Cola. On y voit des « peoples », des vrais gens aussi, des riches, des pauvres, toutes sortes de personnes qui ont besoin de se changer les idées, de se distraire, de s’amuser, de consommer, surtout dans les circonstances pénibles d’un procès, il faut bien le dire. Voilà un public… j’allais dire captif mais je respecte trop la présomption d’innocence.

Quoi qu’on en dise, ça apporterait une certaine gaité, une légèreté bienvenue, qui, la plupart du temps, fait cruellement défaut au Palais de Justice.

Les robes des avocats, des juges, des procs, vastes espaces publicitaires qui s’ignorent encore, pourraient être utilement mises à la disposition des annonceurs, moyennant rétribution, faut pas rigoler. Ça nous changerait un peu de ces couleurs uniformément rouges et noires en vigueur, qui sont, je le rappelle à mes lecteurs qui ne se doutent de rien, les couleurs de l’anarcho-syndicalisme. C’est du joli !

Au départ, histoire de ne pas trop effaroucher les citoyens intègres, la pub n’interviendrait que dans les suspensions d’audience ; l’entracte, au tribunal.

Après une période d’acclimatation du public, lorsque, tous partis confondus, les politiques auraient fait admettre aux citoyens intègres qu’il s’agirait-là de pragmatisme et non d’idéologie, on pourrait envisager des pubs entre les interventions des témoins, des procureurs, des avocats, etc.

Et pour finir, les audiences seraient interrompues à la guise de la main invisible du marché. Et là, évidemment, rattrapés par l’Invisible, il n’y aurait plus qu’à s’incliner.

Ce ne sont là que les prémices d’un projet plus vaste. On pourrait également par la publicité accroître considérablement les misérables budgets de la Police et de l’Armée. Dans l’immédiat, je me tiens à l’entière disposition du ministre de la Justice pour toute information complémentaire qu’il souhaiterait obtenir.

Ne manquez pas notre prochain épisode : je sauve la sécu.

Howard Zinn est mort.

Certes, ça arrive à tout le monde, pas de quoi écrire à ses parents.

Howard Zinn est un historien états-unien ayant enseigné l’histoire et les sciences politiques à la Boston University, dont il fut professeur émérite. Je ne connais qu’une seule de ses œuvres, mais quelle œuvre : Une histoire populaire des États-Unis.

C’est une brique de 811 pages, elle relate donc l’histoire des obscurs, des sans-grade, des malmenés, des spoliés, des massacrés aux États-Unis, de Christophe Colomb à Georges Bush, la vie, les révoltes, la répression des petites gens, c’est-à-dire le plus grand nombre, de la grande Amérique : les domestiques, les noirs, les Indiens, les artisans, les ouvriers, les fermiers et celles ajoutant à ces conditions le fait d’être femmes.

On est loin des clichés véhiculés par la classe dominante États-Unienne, qui nous les brise menu, nous la font souvent détester. On en apprend de belles, dont on se doutait, mais de les voir minutieusement étalées, ça glace un brin. Ce n’est pas un pamphlet, c’est le livre d’un historien qui a choisi une approche hors des sentiers rebattus.

C’est paru en 2004 aux éditions Agone.

Berlusconi, le grand,

… l’immense Berlusconi, c’est rapporté par le Courrier international, a dit: « Une réduction du nombre des immigrés extracommunautaires en Italie, cela veut dire moins de personnes qui iront grossir les rangs des criminels. » Quel charmant garçon et quelle hauteur de vue ! qui sait de quoi il parle en matière de criminels, lui qui a fait voter des lois pour qu’on ne puisse pas le trainer devant les tribunaux.

C’est le bon sens même, les criminels immigrés ou les immigrés criminels, c’est la même chose et quasiment génétique chez l’immigré (une variété récente du bougnoule, voir plus haut), font une concurrence crapuleusement déloyale aux criminels Italiens. Un immigré, ça se contente de peu : une olive, une tomate, hop ! ça lui fait un repas ! ça couche dehors, ça chie n’importe où, et quand il a une baignoire, c’est pour y tuer le mouton. Dans ces conditions il casse les prix comme il veut.

On tremble pour la Maffia, la Cosa Nostra, etc. toutes institutions honorablement établies et connues du public italien. Une part primordiale du patrimoine culturel de l’Italie, au rayonnement mondial et aux noms autrement poétiques que la Mamadou Connexion, la Famille Mohammed, etc. est directement menacée. Un chef d’État responsable, Berlusconi donc, ne peut laisser brader des valeurs patrimoniales et traditionnelles à des va-nu-pieds, venus des divers trous-du-cul du monde.

Oui, il en a plusieurs.

Seize, Benoît de prénom, Sainteté de fonction,

… a nommé André-Mutien (qui vaut mieux que deux tu l’auras) Marie Léonard, évêque, ou archevêque, je ne sais plus, de Namur, chef de l’Église catholique belge.

Il faudra donc cesser de répandre la rumeur selon laquelle c’est le complot Laïquo-judéo-maçonnique qui vide les églises.

L’homosexualité,

… c’est maintenant scientifiquement démontré, n’est pas une maladie, mais une configuration génétique pas plus honteuse que l’hétérosexualité.

Il n’y a plus qu’à espérer que le tellement Mutien ci-dessus, vienne manger sa mitre devant les caméras de télé.

Les Américains renoncent à aller sur la Lune.

Dommage. Quel bon débarras ç’eut été !

Et Paul Gobert va perdre une source d’inspiration.

Bonjour chez vous, s’il n’y personne peut-être que vous vous êtes trompé de porte.

Les filles de Loth

Dans la vie il n’y a pas que les minarets Suisses et les Musulmans qui font chier (voir, ou plutôt écouter, un qui fait pas chier : Abdelwahab Meddeb, http://www.youtube.com/watch?v=UW5l7ySiBDM, un entretien sur la radio suisse romande, le 3 décembre dernier. ).

Sans compter la chronique d’une déception annoncée à Copenhague.

Arrêter les ravages écologiques sans arrêter le productivisme capitaliste, c’est comme vouloir vider, avec un dès à coudre, un seau d’eau, tout en laissant ouvert, au dessus, le robinet qui le remplit.

D’autant plus que les polytocards censés résoudre le problème sont tous des aficionados, plus ou moins déguisés, plus ou moins stipendiés,  du productivisme capitaliste, l’ont toujours encouragé, l’encouragent et l’encourageront encore, jusqu’à la cata finale. Mais ils n’oublieront pas, alors,  de nous demander de voter pour eux afin de nous en sortir !

Un jour il faudra penser à créer un tribunal de Nuremberg du productivisme capitaliste, y compris à titre posthume (spécialement pour le productivisme bolchevique. Je l’appelle comme ça, car si le communisme avait existé quelque part, on aurait bien fini par le savoir ) .

Revenons aux fondamentaux.

Tout d’abord ce beau dessin de Paul Gobert.

Hommage à Franquin et Charlie Chaplin

(Les lumières de la ville)

A vrai dire, on ne quittera pas totalement ceux qui font chier, et depuis longtemps, toutes religions confondues.

On restera dans les parages de leur inspiration malfaisante, l’Ancien testament.

Si d’aventure vous cherchez d’où vient la pensée totalitaire, je vous le recommande : on comprend mieux deux mille ans et quelques d’étouffoirs divers.

Roman pour roman, personnellement, je préfère L’Iliade et l’Odyssée ! C’est quand même nettement plus riche d’humanité, quoique bien plus ancien . Les grecs étaient des géants de la pensée. Ils l’ont quasiment inventée ! C’est autre chose que les nains de jardin judéo-islamo-chrétiens.

Une de mes bien aimables correspondantes, après la publication de l’Ode à la merde, ( voir ce blog du 22 septembre 09 ) m’a fait parvenir, il y a quelques temps déjà, ce texte attribué à Alfred de Musset.

« D’après Robert Desnos :

« On assure que Georges Sand avait promis son amour au poète qui ferait le poème le plus obscène. Victor Hugo et Musset produisirent, le premier, un poème intitulé « Ode à la Merde », le second, « Les filles de Loth ». Il existe une édition clandestine de ces deux poèmes. Sa préface donnait cette explication et ajoutait que Musset avait remporté le prix…

Wikipédia qui sait tout nous dit : « Les filles de Loth s’inspire de l’Ancien Testament, la Genèse, chapitre XIX. Voulant détruire les villes de Sodome et Gomorrhe, Dieu commanda au neveu d’Abraham de fuir la contrée, sans se retourner, « lui, sa femme et ses deux filles ». Pendant la fuite, « la femme de Loth regarda en arrière et devint une statue de sel ». Dans la bible, les filles de Loth sont seulement citées par les substantifs : « les filles », « l’aînée  » et « la plus jeune ». Prénommées par le poète Sarah et Agass, les filles de Loth enivrèrent leur père et couchèrent avec lui pour conserver leur race. L’inceste se justifie dans la Bible pour sauver le genre humain. A contrario, pour le poète, la raison première du coït hétérosexuel et incestueux n’est pas la sauvegarde de l’humanité mais l’assouvissement du plaisir sexuel. Les deux sœurs s’amusent tout d’abord par l’emploi d’attouchements, avant de se livrer à l’interdit absolu, l’inceste paternel. L’acte incestueux tant biblique que poétique est une nouvelle fois commis par la femme et non par l’homme, enivré et donc inconscient. La Genèse réitère donc l’irresponsabilité de l’homme :  » il ne s’aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. » De même, le poète accentue l’irresponsabilité du père en concluant :  » Loth, en se réveillant n’avait rien vu, ni su. »

Toutes des salopes, quoi.

(J’ai mis des  espaces, autant que possible à la fin des phrases, faute de quoi c’est trop pénible à lire à l’écran !)

LES FILLES DE LOTH

Le vieux Loth ronflait au fond de sa caverne ;
Assises à côté d’une pâle lanterne,
Ses deux filles en pleurs se rappelaient tout bas
Les plaisirs de Sodome et ne s’endormaient pas.

.

L’aînée avait vingt ans, une figure altière,
L’œil bleu et des cheveux rejetés en arrière,
Des trésors sous sa robe et des doigts exercés…

.

La plus jeune était blonde, avait seize ans passés,
Des fruits s’arrondissaient sur sa blanche poitrine
Et son poil frissonnait où l’esprit le devine ;

Les yeux pleins de langueur et de timidité

Cachaient sous leurs cils d’or l’ardente volupté.

Vierges ! Comprenez que deux filles à cet âge

N’ont pas quitté Sodome avec leur pucelage.

.

Elles avaient goûté le breuvage amoureux,
Et leur soif insatiable avait fait des heureux,
Jusqu’au jour redouté du divin châtiment,
Leur vie entière fut détruite en un moment,
Tous les hommes perdus, car il n’en restait pas
Qui pussent désormais jouir de leurs appas !

.

D’où viendra la rosée à leur bouche altérée ? …
« Ne pleure pas ma sœur, ma sœur, que ton âme éplorée
Retrouve quelque espoir. Tiens ! Déshabillons-nous,
J’ai trouvé pour jouir, un moyen simple et doux. »

.

Ainsi parla l’aînée. Déboutonnant sa robe,
Elle montre à sa sœur, avec un double globe
Un ventre satiné qui se trouve en bas
Par un petit triangle couvert de poils ras,
Noirs comme de l’ébène, et doux comme de la soie,
Sarah sourit, s’approche et écarte avec joie
Les lèvres de la trousse, ainsi les vieux Hébreux
Nommaient l’endroit charmant qui les rendait heureux.

.

 » Que faut-il faire Agass ? – Du bout de ton doigt rose,
Chatouille-moi – J’y suis, attends que je me pose
Pour que mon doux bouton s’érige sous ton doigt
Et que j’écarte les cuisses comme toi. « 

.

Et sous leur main, servie d’une amoureuse ivresse,
La symphyse se gonfle et palpite et se dresse.
Enfin n’en pouvant plus et d’amour se pâmant,
Agass donne à sa sœur un doux baiser d’amant.

.

Mais celle-ci lui dit :  » Faisons mieux, ma charmante
Remplaçons notre doigt à la place amusante
Par une langue agile ; et tu verras, ma sœur
Que nos attouchements auront plus de douceur.

.

Oui, sur ton petit ventre, attends que je me couche,
Ta bouche sur mes lèvres, ton poil dans ma bouche
Qu’une douce langue chatouille en l’excitant
Notre bouton de rose encore tout palpitant.

.

Que nos corps enlacés se tordent et se roulent,
Que le jus de l’amour sur nos cuisses s’écoule.  »
Sitôt dit, sitôt fait, et bientôt ce doux jeu
Arrose leur trésor d’un liquide onctueux.

.

Mais ce sperme infécond ne rappelle les hommes
Que de manière vague.  » Ah ! Sottes que nous sommes,
A quoi rêvons-nous donc quand on a ce qu’il nous faut :
Notre père est bien vieux, mais il est encore chaud.
Il peut bander encor quand les femmes sont belles,
Bien heureux qu’il n’ait pas affaire à des pucelles.

.

Mais il ne voudra pas, tant il est scrupuleux,
Nous donner la bouteille où jadis toutes deux
Avons puisé la vie,… où notre pauvre ère,
Allait remplir ses fleurs, teindre son cratère.

.

Tâchons de l’enivrer, il aime le bon vin,
Et s’il veut nous baiser, sauvons le genre humain…  »
Chacune sur le chef portait un grand voile noir ;
Loth avec sa lanterne, a demandé, hagard :
 » A qui sont ces tétons dont la blancheur rayonne ?
Ces globes opalins, dont la pointe frissonne ? « 

.

Il jette sur Agass des regards polissons,
Ecoute en soupirant les charmeuses chansons
Qu’ensemble ont commencé ses filles toutes nues,
Il croit être à Sodome et, sur ses propres filles
Haletant de planter le bâton de famille,
Il s’élance soudain. Agass l’avait prévu.

.

Au ventre paternel, elle saisit tout nu
Le membre recherché par l’ensemble des femmes
S’aperçoit qu’il faut encore qu’elle l’enflamme,
Et, pour mieux en jouir, elle roule à la main
L’instrument qui doit féconder le genre humain.

.

 » J’enfanterai, dit-elle, et pour être plus sûre
Adoptons pour jouir la meilleure posture. « 

.

Elle tombe à genoux, découvre son cul blanc ;
Le vieux Loth inclinant la tête et s’approchant
Voit le cul : Oh ! Jeune Femme ! Oh ! ma toute belle »,
Dit-il alors, jetant ses deux bras autour d’elle.
Agass, poussant le cul, accroît le mouvement
Car elle connaissait l’effet du frottement.

.

Elle se sent mouiller. Aucune jouissance
N’a pourtant assouvi sa brutale espérance.
Un soupir la saisit ; elle porte la main
Je ne sais où.  » Tu n’es pas dans le bon chemin,
C’est à recommencer « , dit-elle à son vieux père.

.

Et l’ivrogne à nouveau recommence l’affaire ?
En craignant de manquer, il se laisse guider
A travers les replis qu’il devra féconder.
Agass tressaille. Enfin tout son beau corps frissonne ;
Les os ont craqué. Le père Loth s’en étonne
 » Qu’as-tu donc ? Mon enfant : va donc que je jouisse !
Si je m’en suis douté, que le ciel m’engloutisse ! « 

.

Dit le vieux Loth. Agass dit alors à sa sœur :
 » Viens goûter à ton tour la divine liqueur.  »
L’autre aussitôt s’approche et dans ses douces cuisses
Elle montre à son père un doux nid de délices.

.

Elle chatouille alors les couilles du taureau,
Prend l’arme tout à coup et la met au fourreau.
Entre ses blanches mains, saisit la vieille épée
Pour la faire entrer plus grosse et mieux trempée.

.

Enfin elle se pâme, laisse tomber ses bras,
Le sceptre paternel inondant ses appas.
 » Gloire à Dieu  » se dit-elle,  » à présent j’ai conçu.  »
Loth, en se réveillant n’avait rien vu, ni su. »

Bonnes nouvelles de nos amis les cons !

Depuis que George Bush est rentré d’où il n’aurait jamais du sortir, on a des difficultés à être anti-américain primaire décomplexé.

Avec Obama, il faut ruser. Certes, la vie des Irakiens qui était déjà pas marrante sous Saddam Hussein est devenue un calvaire grâce aux États-Unis.

Certes, les Étasuniens n’avaient plus guère d’autre choix que de plier bagage, quoiqu’ils y soient toujours .

En se retirant, le mal fait et en disant : « Ah ben ça, vous aviez raison ! on a eu bien tort de venir vous embêter! On se casse ! Maintenant démerdez-vous ! Nos amitiés à Madame », ils laissent à l’Irakien moyen les joies sans retenue d’une guerre religieuse, bien entamée… je cherchais un adjectif pour qualifier une guerre religieuse. Mais l’histoire nous montre qu’elle n’en a nullement besoin, elle se suffit à elle-même du point de vue de l’ambiance.

Certes, en Afghanistan les Talibans ont encore de beaux jours devant eux; certes la prison de Gantanamo n’est toujours pas fermée; certes, les États-Unis sont toujours le plus gros pollueur de la planète, etc.

Mais leur président, tout de même, c’est autre chose !

Si on y regarde bien, qu’on pense simplement à Bill Clinton, le dernier président Étasunien normal, qui aimait, souvenons-nous, à se faire dégager les voies respiratoires par son accorte secrétaire, Obama n’a, politiquement j’entends, car personnellement je ne le connais pas, rien d’extraordinaire finalement.

Peut-être était-il doux d’imaginer que la couleur de peau du président ayant changé, les méfaits du productivisme capitaliste allaient cesser…

Bref, les États-unis sont toujours les États-Unis.

L’anti-américain primaire est-il pour autant en passe de sombrer dans la redite ?

Non ! un espoir se lève. L’Amérique profonde, si magistralement incarnée par George Bush a de beaux restes !

Sarah Palin ex-candidate républicaine à la vice-présidence en est l’icône vivante.

Il faut l’encourager ! il faut qu’elle se présente aux prochaines élections présidentielles ! elle pourrait faire encore mieux que George Bush lui-même, si elle est soutenue dans son combat.

Sa dernière intervention publique, relevée par « Courrier international » de cette semaine (26-09-09) est porteuse de tous les espoirs :

 » Si Dieu ne voulait pas que nous mangions des animaux,  comment se fait-il qu’il les ait fait en viande ?  » . . .

.

.

.

Ca défrise le neurone, hein ! C’est exprès que j’ai mis un large blanc. Ça vous fait la même chose ?

On relit la phrase, calmement. On se demande si c’est possible à ce point… Et puis, oui, c’est possible.

Yes, we can !

Notez que si Dieu avait fait les animaux en légume, on pourrait aussi les manger, il suffirait de les cueillir dans son jardin. Mais, naturellement, on ne serait pas pour autant privé du plaisir de la chasse à la carotte ou au salsifis viandeux, car Dieu à toujours aimé que les tueurs puissent s’épanouir.

Sarah Palin au lieu, comme elle en a l’habitude,  d’aller en Alaska chasser l’ours en hélicoptère et à la mitrailleuse 12.7 ( car si on peut chasser l’ours en hélicoptère et à la mitrailleuse 12.7, c’est que Dieu l’ a voulu – sinon, on se permettrait pas – ce qui fait que l’ours n’a qu’à fermer sa gueule. Il le fait. Preuve que l’ours est une créature soumise à Dieu et donc douce à l’estomac de Sarah Palin. Est-ce qu’on lui demande autre chose ?) Donc, si Dieu avait inversé la viande et les légumes, Sarah Palin irait en Alaska chasser le topinambour en hélicoptère et à la mitrailleuse 12.7.

Il est vrai que j’ai toujours tendance à exagérer : je ne sais pas si la mitrailleuse est autorisée pour la chasse à l’ours.

Qu’importe l’arme, pourvu qu’on ait l’ivresse de tuer. Ours ou courgette, l’essentiel est que ça saigne. Et que ça arrête de bouger bêtement, ça énerve, à la fin.

La réalité m’oblige à un constat assez inquiétant : Sarah Palin, comme les animaux d’ailleurs, est elle aussi, selon la volonté de Dieu, faite en viande…

sarah-palin-en-bikini-avec-un-flingue-04

Sarah Palin et son fusil, tels qu’en eux-même Dieu les a fait !

Nooooooooon ! Retenez-vous ! Ne faites pas ça !

N’allez pas en manger ! La connerie, à ce point, ça contamine complètement la bidoche.

J’ai un ami ex-anthropophage (ancien bouffeur de curés, trotskyste, recyclé écolo-islamoburkiste, c’est vous dire la douleur du parcours), qui confirme.

Quoi que… On pensait, jusqu’à présent, que les anthropophages étaient les seuls à pouvoir apporter une réponse crédible et définitive à la sempiternelle question : « l’homme est-il bon ?  » Le professeur Moebius, dans un ouvrage éponyme largement illustré, avait, semble-t-il, résolu le problème : l’homme est dégueulasse. Des études plus avancées montrent que ce n’est pas sûr. La réponse qui se dégage actuellement est de l’ordre : « Mon pauvre ami ! Ça dépend ! Question de goût, de savoir-faire du chef ! et les légumes ! ah! les légumes, on ne soulignera jamais assez l’importance des légumes etc. ». Le dilemme reste entier.

Dans un doute aussi cruel la prudence commande l’abstinence.

Et puis, sans une conne, une iconne même, de cette envergure, le monde ne serait-il encore le monde, la vie vaudrait-elle d’être vécue ?

Il faut garder Sarah Palin. On range son couteau et sa fourchette, on replie sa serviette, on cesse de saliver.

En attendant qu’elle soit présidente des États-Unis, lorsqu’on y aura constaté qu’à cause d’Obama ils ont échappé de peu au communisme, il faut qu’elle puisse régulièrement prononcer des oracles théologiques de cette envergure, afin que le peuple de Dieu ne s’en laisse pas conter par les forces du Malin. (Probablement végétarien).

Elle faut qu’elle soit la pythie des temps modernes ! ( La pythie qui vient en mangeant, comme chacun sait ).

Bonjour chez vous, s’il n’y a personne, profitez-en pour vous curer le nez, nul ne vous regarde.

.

* Con : nom qu’on attribue à des gens qui n’en ont ni la saveur, ni la profondeur. Léo Campion.

J’ai déjà du le citer je ne sais combien de fois, mais je pense qu’on ne le fera jamais assez.

Extension du domaine de la foi

Suppôt du diable

(Comment se met un suppositoire explosif ? Par surprise)

Ça pourrait aussi faire le titre d’un livre d’Amélie Nothomb : Métaphysique du suppositoire.

En tout cas, merci Paul Gobert pour cette contribution au progrès de la religion, tout en s’am(n?)usant.

Bonjour chez vous, s’il n’y a personne, que avez dix doigts et que vous ne savez pas où les mettre car le fond de l’air devient frais…

Il l’a dit

Un général ne se rend jamais ! même à l’évidence !

J.W. général retraité. (Récemment)


Videos, Slideshows and Podcasts by Cincopa Wordpress Plugin