
C’est pas plus compliqué que ça, le créationnisme !
Quand on pense que, depuis les grecs, les humains se prennent la tête pour essayer de comprendre comment fonctionne l’univers ! La physique, la chimie, la biologie, les mathématiques, la géologie… tout ces trucs vachement compliqués, qu’il faut des années d’études ne serait-ce que pour commencer à comprendre et même pas encore s’en servir….
Alors qu’il suffit d’un bonhomme avec une manivelle.
Oh! attention ! une manivelle métaphysique, hein! C’est autre chose qu’une manivelle pour presser la purée ou faire démarrer une bagnole. Bon d’accord, les jeunes vous n’avez pas connu les bagnoles qui démarraient à la manivelle. En ces temps, automobiliste, ça demandait de donner de soi. Parfois, même la manivelle ne suffisait pas. Fallait pousser. A plusieurs. Ça créait de la convivialité. Sans compter la boite à outils pour réparer en route. Moins sportif ? Voire ! La reptation sur le dos, sous le moteur, ça faisait travailler la colonne vertébrale. En tout cas, ça développait la créativité en matière de vocabulaire ordurier. Un peu comme avec Windows, de nos jours.
Créationniste, c’est pas trop fatigant pour la sauce blanche qui clapote entre nos deux oreilles. Quand on ne parvient pas à expliquer quelque chose, parce qu’on ne sait pas, hop! on convoque le grand barbu ( il ne se déplace pas en personne, mais il donne procuration, semble-t-il, à des tas de gens; moi, je dis qu’il n’est pas trop regardant) et tout s’éclaire.
Même quand on sait, mais que ça ne correspond pas à ce qui est dans la Bible, livre d’une très haute tenue scientifique, écrit à une époque où la science et le savoir humain étaient à leur apogée,( dans le désert et derrière le cul des moutons, c’est fou ce qu’on invente; c’est pas comme aujourd’hui) : un coup de grand barbu et ça repart.
L’évolution, ça ne figure pas dans cet ouvrage. Donc, c’est faux. Descendre du singe ! et quoi encore ? avec Dieu qui a fait l’homme à son image…
Descendre du singe, peut-être, mais comme le vers luisant descendait du mégot en disant : « Ben quoi, tout le monde peut se tromper ! »
Mes observations personnelles m’amènent à penser que nombre d’entre nous en sont tombés, du singe.
D’ailleurs, je le trouve plutôt sympa, l’animal. Assez ressemblant et au moins il ne se comporte pas comme un malade mental, acharné à détruire son biotope (et celui des autres espèces dans le même geste). Je ne vois donc aucun inconvénient à me sentir de sa famille.
Mais notez bien qu’il n’y a pas que la manivelle métaphysique pour expliquer le monde et ses mystères. La manivelle matérialiste scientifique c’était pas mal non plus, dans son genre, aux temps où il n’y avait que les anarchistes à rire, bêtement, comme d’hab, du Marxisme-Léninisme.
Marx étant insuffisant aux yeux des bricoleurs, on y a ajouté un nain de jardin, pour faire joli.
La recherche scientifique se devait de suivre les principes sacrés du Marxisme-Léninisme. Comme le matérialisme scientifique est strictement marxiste, pas moyen de s’égarer. Les résultats, naturellement, devaient être Marxistes-Léninistes. Sinon, poubelle et, putain, j’espère que personne n’a rien vu !
Le croiriez-vous ? Ça marchait à tous les coups !
Si, si !
C’était autre chose que la science de vipères lubriques des ploutocraties occidentales.
La perspective, notion éminemment scientifique, à condition d’être mise en œuvre dans le cadre strict de la ligne du parti et au profit exclusif des larges masses, la perspective, donc, du goulag garantissait les résultats du chercheur.
Trofim Lyssenco, (voir ce mot dans le dictionnaire, ou, si vous être trop feignants sur Wikipédia) savant soviétique abondamment décoré et grand patron de la biologie en URSS a été le phare de cette méthode révolutionnaire.
Il a été mal compris et dénigré par les jaloux, voila tout.
Dommage, on rigolait bien.
Et Paul Gobert dans tout ça ?
Ben, pour dire à peu prés la même chose, il lui faut moins de place.
Bonjour chez vous.