Quelques uns de mes lecteurs ont trouvé de très mauvais goût l’article et le dessin à propos des suppositoires explosifs.
Hé oui! si l’on peut rire de tout, d’évidence ce n’est pas avec tout le monde.
Sans doute voyaient-ils là une plaisanterie de potache du Camembert.
Alors que les auteurs de la plaisanterie, selon la presse qui rigole pas, Le Figaro et la RTBF, par exemple, sont les joyeux lurons d’Al Quaïda, célèbres comiques qui ne font rire que les gens sérieux. Ils ont d’ailleurs bien fait marrer le prince Saoudien Mohammed bin Nayef. Car il a survécu à l’attentat. Par contre on n’a plus de nouvelles du Kamikaze. Encore un humoriste qui va nous manquer.
Cette nouvelle forme de rigolade, de bon goût, il va sans dire, aux yeux des gens bien élevés, a l’incomparable mérite d’être indétectable. Comme l’humour chez certains culs-pincés, mais surtout dans les aéroports.
Va-t-on vers le toucher rectal obligatoire avant l’embarquement ? Poilade assurée pour les mauvais esprits.
Sic transit gloria vir ! (Du latin à présent ! je vais perdre encore des lecteurs !)
Personnellement, je ne prends JAMAIS l’avion. Par souci écologique, mais surtout parce que j’ai la trouille. Par contre tous les ans je passe un examen de dépistage du cancer (même pas peur !) et, bien sûr, les investigations concernant la prostate ont leurs nécessités. Si un voyage aérien un jour me tente ou s’impose, j’aurais de l’entrainement.
Cela dit, ce sont peut-être bien les mécréants qui parlent le plus de religion.
Y a qu’à lire ce blog.
La mécréantitude, comme on dirait en Charente-Poitou, ne date pas d’aujourd’hui. On peut en juger par l’acharnement, quasiment de puis qu’elles existent, que les religions mettent à la poursuivre. Et à faire croire qu’elle n’existe pas, ou si peu ! Que les peuples sont unanimement dévots. ( Des veaux ? Oui, je sais, mais je ne peux pas m’empêcher)
L’ouvrage dont je vous livre, mieux qu’un long discours, la quatrième de couverture, n’est pas vraiment récent.
Heureusement, il n’y a pas de date de péremption pour les bonnes lectures.

L’ART DE NE CROIRE EN RIEN, suivi de LIVRE DES TROIS IMPOSTEURS.
Édition établie et préfacée par Raoul Vaneigem. (Rivages poche/petite bibliothèque, 2003)
« On trouvera ici les témoignages de Thomas Scoto, de Herman de Rijswijck, de Jacques Gruet, de Noël Journet, de Christopher Marlowe et de Geoffroy Vallée, pendu en 1574 pour avoir écrit Le Fléau de la foi, jadis cité sous le titre de L’Art de ne croire en rien.
L’histoire de ce qu’on appelle une pensée libertine et impie contribue à rectifier l’opinion, généralement reçue, d’une époque où la foi et l’esprit religieux régnaient sans partage.
Ouvrage mythique qui hanta la conscience d’un Moyen Age prétendument chrétien, le Livre des trois imposteurs a‑t‑il circulé clandestinement à l’état de manuscrit du Xe au XVIe siècle ? Les deux versions que nous publions ont été rédigées, l’une vers 1668, l’autre en 1713, dans un esprit qui annonce la critique antireligieuse du baron d’Holbach. Depuis Abu Tahir, qui proclama : « En ce monde, trois individus ont trompé les hommes : un berger, un guérisseur et un chamelier », l’accusation d’imposture à l’encontre de Moïse, de Jésus et de Mahomet se trouve plus d’une fois attestée comme un défi à l’oppression religieuse alors omniprésente. »
Une de mes surprises, dans ce livre , est ce jugement attribué au grand Averroès (mort en 1198), sage parmi les sages, du moins nous dit-on : « La religion judaïque est une loi d’enfants, la chrétienne une loi d’impossibilité et la mahométane une loi de pourceaux »
Ben ça alors ! Le politiquement correct, c’était pas le genre de la maison.
Croyez-moi, déjà, la sagesse n’était plus ce qu’elle était. Pffff !
Bonjour chez vous. S’il n’y a personne, appelez les pompiers. Ça fait de la compagnie.
