Dans la vie il n’y a pas que les minarets Suisses et les Musulmans qui font chier (voir, ou plutôt écouter, un qui fait pas chier : Abdelwahab Meddeb, http://www.youtube.com/watch?v=UW5l7ySiBDM, un entretien sur la radio suisse romande, le 3 décembre dernier. ).
Sans compter la chronique d’une déception annoncée à Copenhague.
Arrêter les ravages écologiques sans arrêter le productivisme capitaliste, c’est comme vouloir vider, avec un dès à coudre, un seau d’eau, tout en laissant ouvert, au dessus, le robinet qui le remplit.
D’autant plus que les polytocards censés résoudre le problème sont tous des aficionados, plus ou moins déguisés, plus ou moins stipendiés, du productivisme capitaliste, l’ont toujours encouragé, l’encouragent et l’encourageront encore, jusqu’à la cata finale. Mais ils n’oublieront pas, alors, de nous demander de voter pour eux afin de nous en sortir !
Un jour il faudra penser à créer un tribunal de Nuremberg du productivisme capitaliste, y compris à titre posthume (spécialement pour le productivisme bolchevique. Je l’appelle comme ça, car si le communisme avait existé quelque part, on aurait bien fini par le savoir ) .
Revenons aux fondamentaux.
Tout d’abord ce beau dessin de Paul Gobert.
Hommage à Franquin et Charlie Chaplin
(Les lumières de la ville)

A vrai dire, on ne quittera pas totalement ceux qui font chier, et depuis longtemps, toutes religions confondues.
On restera dans les parages de leur inspiration malfaisante, l’Ancien testament.
Si d’aventure vous cherchez d’où vient la pensée totalitaire, je vous le recommande : on comprend mieux deux mille ans et quelques d’étouffoirs divers.
Roman pour roman, personnellement, je préfère L’Iliade et l’Odyssée ! C’est quand même nettement plus riche d’humanité, quoique bien plus ancien . Les grecs étaient des géants de la pensée. Ils l’ont quasiment inventée ! C’est autre chose que les nains de jardin judéo-islamo-chrétiens.
Une de mes bien aimables correspondantes, après la publication de l’Ode à la merde, ( voir ce blog du 22 septembre 09 ) m’a fait parvenir, il y a quelques temps déjà, ce texte attribué à Alfred de Musset.
« D’après Robert Desnos :
« On assure que Georges Sand avait promis son amour au poète qui ferait le poème le plus obscène. Victor Hugo et Musset produisirent, le premier, un poème intitulé « Ode à la Merde », le second, « Les filles de Loth ». Il existe une édition clandestine de ces deux poèmes. Sa préface donnait cette explication et ajoutait que Musset avait remporté le prix…
Wikipédia qui sait tout nous dit : « Les filles de Loth s’inspire de l’Ancien Testament, la Genèse, chapitre XIX. Voulant détruire les villes de Sodome et Gomorrhe, Dieu commanda au neveu d’Abraham de fuir la contrée, sans se retourner, « lui, sa femme et ses deux filles ». Pendant la fuite, « la femme de Loth regarda en arrière et devint une statue de sel ». Dans la bible, les filles de Loth sont seulement citées par les substantifs : « les filles », « l’aînée » et « la plus jeune ». Prénommées par le poète Sarah et Agass, les filles de Loth enivrèrent leur père et couchèrent avec lui pour conserver leur race. L’inceste se justifie dans la Bible pour sauver le genre humain. A contrario, pour le poète, la raison première du coït hétérosexuel et incestueux n’est pas la sauvegarde de l’humanité mais l’assouvissement du plaisir sexuel. Les deux sœurs s’amusent tout d’abord par l’emploi d’attouchements, avant de se livrer à l’interdit absolu, l’inceste paternel. L’acte incestueux tant biblique que poétique est une nouvelle fois commis par la femme et non par l’homme, enivré et donc inconscient. La Genèse réitère donc l’irresponsabilité de l’homme : » il ne s’aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. » De même, le poète accentue l’irresponsabilité du père en concluant : » Loth, en se réveillant n’avait rien vu, ni su. »
Toutes des salopes, quoi.
(J’ai mis des espaces, autant que possible à la fin des phrases, faute de quoi c’est trop pénible à lire à l’écran !)
LES FILLES DE LOTH
Le vieux Loth ronflait au fond de sa caverne ;
Assises à côté d’une pâle lanterne,
Ses deux filles en pleurs se rappelaient tout bas
Les plaisirs de Sodome et ne s’endormaient pas.
.
L’aînée avait vingt ans, une figure altière,
L’œil bleu et des cheveux rejetés en arrière,
Des trésors sous sa robe et des doigts exercés…
.
La plus jeune était blonde, avait seize ans passés,
Des fruits s’arrondissaient sur sa blanche poitrine
Et son poil frissonnait où l’esprit le devine ;
Les yeux pleins de langueur et de timidité
Cachaient sous leurs cils d’or l’ardente volupté.
Vierges ! Comprenez que deux filles à cet âge
N’ont pas quitté Sodome avec leur pucelage.
.
Elles avaient goûté le breuvage amoureux,
Et leur soif insatiable avait fait des heureux,
Jusqu’au jour redouté du divin châtiment,
Leur vie entière fut détruite en un moment,
Tous les hommes perdus, car il n’en restait pas
Qui pussent désormais jouir de leurs appas !
.
D’où viendra la rosée à leur bouche altérée ? …
« Ne pleure pas ma sœur, ma sœur, que ton âme éplorée
Retrouve quelque espoir. Tiens ! Déshabillons-nous,
J’ai trouvé pour jouir, un moyen simple et doux. »
.
Ainsi parla l’aînée. Déboutonnant sa robe,
Elle montre à sa sœur, avec un double globe
Un ventre satiné qui se trouve en bas
Par un petit triangle couvert de poils ras,
Noirs comme de l’ébène, et doux comme de la soie,
Sarah sourit, s’approche et écarte avec joie
Les lèvres de la trousse, ainsi les vieux Hébreux
Nommaient l’endroit charmant qui les rendait heureux.
.
» Que faut-il faire Agass ? – Du bout de ton doigt rose,
Chatouille-moi – J’y suis, attends que je me pose
Pour que mon doux bouton s’érige sous ton doigt
Et que j’écarte les cuisses comme toi. «
.
Et sous leur main, servie d’une amoureuse ivresse,
La symphyse se gonfle et palpite et se dresse.
Enfin n’en pouvant plus et d’amour se pâmant,
Agass donne à sa sœur un doux baiser d’amant.
.
Mais celle-ci lui dit : » Faisons mieux, ma charmante
Remplaçons notre doigt à la place amusante
Par une langue agile ; et tu verras, ma sœur
Que nos attouchements auront plus de douceur.
.
Oui, sur ton petit ventre, attends que je me couche,
Ta bouche sur mes lèvres, ton poil dans ma bouche
Qu’une douce langue chatouille en l’excitant
Notre bouton de rose encore tout palpitant.
.
Que nos corps enlacés se tordent et se roulent,
Que le jus de l’amour sur nos cuisses s’écoule. »
Sitôt dit, sitôt fait, et bientôt ce doux jeu
Arrose leur trésor d’un liquide onctueux.
.
Mais ce sperme infécond ne rappelle les hommes
Que de manière vague. » Ah ! Sottes que nous sommes,
A quoi rêvons-nous donc quand on a ce qu’il nous faut :
Notre père est bien vieux, mais il est encore chaud.
Il peut bander encor quand les femmes sont belles,
Bien heureux qu’il n’ait pas affaire à des pucelles.
.
Mais il ne voudra pas, tant il est scrupuleux,
Nous donner la bouteille où jadis toutes deux
Avons puisé la vie,… où notre pauvre ère,
Allait remplir ses fleurs, teindre son cratère.
.
Tâchons de l’enivrer, il aime le bon vin,
Et s’il veut nous baiser, sauvons le genre humain… »
Chacune sur le chef portait un grand voile noir ;
Loth avec sa lanterne, a demandé, hagard :
» A qui sont ces tétons dont la blancheur rayonne ?
Ces globes opalins, dont la pointe frissonne ? «
.
Il jette sur Agass des regards polissons,
Ecoute en soupirant les charmeuses chansons
Qu’ensemble ont commencé ses filles toutes nues,
Il croit être à Sodome et, sur ses propres filles
Haletant de planter le bâton de famille,
Il s’élance soudain. Agass l’avait prévu.
.
Au ventre paternel, elle saisit tout nu
Le membre recherché par l’ensemble des femmes
S’aperçoit qu’il faut encore qu’elle l’enflamme,
Et, pour mieux en jouir, elle roule à la main
L’instrument qui doit féconder le genre humain.
.
» J’enfanterai, dit-elle, et pour être plus sûre
Adoptons pour jouir la meilleure posture. «
.
Elle tombe à genoux, découvre son cul blanc ;
Le vieux Loth inclinant la tête et s’approchant
Voit le cul : Oh ! Jeune Femme ! Oh ! ma toute belle »,
Dit-il alors, jetant ses deux bras autour d’elle.
Agass, poussant le cul, accroît le mouvement
Car elle connaissait l’effet du frottement.
.
Elle se sent mouiller. Aucune jouissance
N’a pourtant assouvi sa brutale espérance.
Un soupir la saisit ; elle porte la main
Je ne sais où. » Tu n’es pas dans le bon chemin,
C’est à recommencer « , dit-elle à son vieux père.
.
Et l’ivrogne à nouveau recommence l’affaire ?
En craignant de manquer, il se laisse guider
A travers les replis qu’il devra féconder.
Agass tressaille. Enfin tout son beau corps frissonne ;
Les os ont craqué. Le père Loth s’en étonne
» Qu’as-tu donc ? Mon enfant : va donc que je jouisse !
Si je m’en suis douté, que le ciel m’engloutisse ! «
.
Dit le vieux Loth. Agass dit alors à sa sœur :
» Viens goûter à ton tour la divine liqueur. »
L’autre aussitôt s’approche et dans ses douces cuisses
Elle montre à son père un doux nid de délices.
.
Elle chatouille alors les couilles du taureau,
Prend l’arme tout à coup et la met au fourreau.
Entre ses blanches mains, saisit la vieille épée
Pour la faire entrer plus grosse et mieux trempée.
.
Enfin elle se pâme, laisse tomber ses bras,
Le sceptre paternel inondant ses appas.
» Gloire à Dieu » se dit-elle, » à présent j’ai conçu. »
Loth, en se réveillant n’avait rien vu, ni su. »

2 commentaires
Il y a quand même des vers bancales ! Honte au poète ou au transcripteur ???
« Ne pleure pas ma sœur, ma sœur, que ton âme éplorée
Un ventre satiné qui se trouve en bas
Noirs comme de l’ébène, et doux comme de la soie,
Et que j’écarte les cuisses comme toi. «
A quoi rêvons-nous donc quand on a ce qu’il nous faut :
Avons puisé la vie,… où notre pauvre (m?)ère,
Allait remplir ses fleurs, teindre son cratère.
Amicalement
Pauvre poète ! j’aurais du être plus attentif, mais c’était tellement jubilatoire que j’ai oublié de recompter les pieds sur mes doigts ! (C’est marrant, non, de compter les pieds sur ses doigts ? ses doigts de pieds, peut-être)