Pour ceux qui n’ont pas mis Les pérégrinations extra-culinaires du camembert qui grinche dans leurs favoris, (tsssss ! je ne leur fait pas mes compliments), voici donc l’adresse à copier : http://www.michel-noirret.net
Mais à ceux qui sont venus jusque là, le camembert offre en prime un appendice au chapitre précédent, lequel est juste en dessous de celui-ci.
Le Camembert avait bien vu : Copenhague, c’est le bide !
Et il ne pouvait en être autrement.
Alors ? on s’assoit parterre et on pleure ?
Pas tout de suite.
D’abord, il faudrait arrêter de se bercer d’euphémismes : ce n’est pas la planète qui est menacée, elle en a vu d’autres et des pires. C’est nous qui sommes menacés. Nous êtres humains. Pour ceux de mon âge, c’est pas trop grave, nous sommes plus prés du crématorium que de notre première blennorragie (c’est quoi l’équivalent pour les dames ?). Mais les suivants ne vont pas rigoler, car la fin va plutôt être du genre apocalyptique. Il n’y aura pas de cadeau entre survivants du productivisme capitaliste. (On en connait pas d’autre forme de productivisme actuellement)
En finir avec le productivisme capitaliste ? Ça c’est une idée qu’elle est bonne !
Sauf qu’il ne va pas se laisser faire, le bougre. Outre qu’il est armé jusqu’aux dents, qu’il nous flique jusqu’au fond de nos calcifs, ( oui, oui, nos petites culottes aussi, pour rester politiquement correct ) , il a à sa disposition, comme première ligne de défense, une pléthore d’arrivistes, motivés essentiellement par ce qu’ils appellent leur carrière, complétement intoxiqués par l’idéologie diffusée dans les écoles de commerce et de communication.
Ils sont la substance même de partis politiques, toutes tendances confondues et nombre d’ONG. Lesquels ne sont rien d’autre que des structures de pouvoir.
Plus on gravit les échelons dans la structure, plus on a de pouvoir.
La finalité est donc de maintenir et d’agrandir la structure afin de maintenir et d’agrandir son pouvoir. Les idées, les fondamentaux comme ont dit, ayant présidés à la création de la structure ne relèvent plus que du spectacle.
John Saul, dans Les bâtards de Voltaire ( Petite bibliothèque Payot ) explique ça beaucoup mieux que moi.
On vient de voir ces guignols à l’œuvre. Ils ont produit quelques tonnes de CO2 supplémentaires à Copenhague pour la galerie, sachant parfaitement et d’avance ( ils y ont travaillé deux ans) , que ça ne servirait à rien. Mais ils ne pouvaient se dérober, la pression de l’opinion publique étant trop forte. Il fallait donc monter un grand spectacle, à Copenhague, pourquoi pas et s’y montrer, pour l’image.
Rien d’autre. Et le bizness continue comme avant. C’est l’essentiel, non?
Mais il sera vert, le bizness, écolo à fond la caisse : le développement durable va être encore plus tendance dans les conseils d’administration.
Croire au développement durable, ça le fait, comme on dit. Croire en Dieu aussi. Mais dieu ou le développement durable n’existent que dans la tête de ceux qui y croient. Il ne mène à rien, sinon à retarder les échéances : nous sommes trop nombreux.
Plus nos vaches qui pètent et ça ne va pas s’arranger, car il n’y pas grand monde, du moins dans nos riantes contrées développées, prêt à se passer de steak plusieurs fois par semaine.
Notez qu’avec tout ces SDF générés par le productivisme capitaliste, ça fait autant de consommateurs en moins. Ils sauvent la planète, eux ! Ça n’a pas que du mauvais le productivisme capitaliste, faut bien reconnaitre.
A part SDF il y a une idée à essayer : la décroissance.
Arrêter d’acheter la destructrice et inutile verroterie que nous refile le marketing, lequel, comme le disait Caroline Meyer, consiste à chercher de quoi nous n’avons pas besoin, puis à nous le vendre.
Pas facile : car bien souvent, cette verroterie finit pas devenir réellement indispensable. Ce dont elle a pris la place a disparu. Ou les conditions de vie sont devenues telles qu’effectivement l’outil précédent est obsolète. Exemple : les téléphones portables et les téléphones fixes.
Évidemment, si vous comptez sur les guignols dont question ci-dessus pour la mettre en œuvre, la décroissance, c’est que vous croyez encore à ce que les spécialistes de la Com’ appellent la démocratie.
Mais n’en est que le spectacle, les paillettes.
Elle est complètement instrumentalisée par les margoulins dont il est question ici. Ils ont depuis longtemps compris tous les avantages qu’ils pouvaient en tirer, les belles carrières qu’elle leur ouvrait, pour la plus grande tranquillité des banquiers et autres ravageurs de planète, plus la légitimité populaire généreusement octroyée par leur dupes ! Ça en jette, non, élu du peuple ! (Professionnel qui plus est !)
Le modèle, la foi, le credo, la vache sacrée de ces démocrates de JT, (sans exclusive idéologique) c’est, on s’en doute, le productivisme capitaliste, y compris repeint en vert. Ils en sont tellement imprégnés qu’il ne peuvent même pas imaginer comment ça serait possible, la décroissance.
Car le productivisme capitaliste est pour eux une réalité immuable, quasi biologique, minérale, ou en tout cas envoyée par les dieux, voire la main invisible du marché (dans la culotte d’un Zouave ?) . Il est, dès lors, hors de question de concevoir un monde fonctionnant autrement que selon ses principes sacrés.
Ce serait la catastrophe, l’apocalypse ! Par contre détruire notre propre biotope, c’est mignon comme tout, propre sur soi et ça rapporte !
Ajoutons à ce plaisant tableau, la jobardise de tout un chacun et notre peu de goût à vouloir nous passer de ce qui nous détruit lentement mais sûrement.
Qui est prêt à se dispenser de prendre l’avion pour aller se mettre au soleil pendant quelques jours dans quelque pays de rêve ?
De rêve parce qu’on ne fait qu’y passer et qu’on en voit que les paysages de carte postale. Le reste étant soigneusement dissimulé par les Offices de tourisme. Cécité volontaire des uns, roublardise des autres, ça nous fait un beau consensus en faveur des compagnies aériennes et de leurs tonnes de CO2.
Et puis acheter, c’est aussi une manière de se libérer du stress provoqué par ce système aussi imbécile que contraignant.
Acheter ! Ça soulage ! Ça calme ! Ça donne l’impression d’exister, d’être, brièvement, maître de son existence.
Ça permet d’oublier que le travail aliéné, n’a pas pour finalité de nous procurer des moyens d’existence, mais des moyens… de dépenser ! de consommer les inutiles imbécilités que nous produisons ou contribuons directement ou indirectement à produire : même le toubib qui prend soin de la santé du consommateur, du client (citoyen, ou même usager, c’est d’un ringard !) ne vise qu’à le remettre, au plus tôt dans le circuit du productivisme. Même en congé de maladie ! complètement cadenassés.
Nos emblématiques SDF sont bien les pionniers de la décroissance.
Mais si c’est pour en arriver là…
En arriver là, ne rêvons pas, ça en attend beaucoup d’entre nous. Et ça va prendre toutes sortes de formes. Mais soyez assurés qu’une partie, certes minoritaire, comme actuellement d’ailleurs, continuera de se goinfrer.
Et que les démocrates télévisuels continueront de nous demander de voter pour eux afin d’améliorer l’accueil de nos asiles l’hiver quand ça caille, et surtout de fuir les poujadistes qui s’en prennent inconsidérément aux dévoués représentants du peuple, démocratiquement élus, entre autres par les trous-du-cul qui claquent des dents la nuit, sur le trottoir dans leurs cartons.
Alors, comment on la fait la décroissance ?
Si vous attendez qu’un gourou ou un leader charismatique comme on dit, viennent vous donner le mode d’emploi, continuez plutôt à regarder le JT en mangeant des chips.
Bonjour chez vous, s’il n’y a personne, peut-être que vous n’êtes pas chez vous.
Paul Gobert : Le tri


2 commentaires
La blennorragie chez la femme s’appelle…. blennorragie !
Bon. On ne devra pas faire dans le politiquement correct en l’appelant d’un nom spécifiquement féminin. Encore que ce soit un nom féminin. Rhâââââââh ! ça le prouve bien : toutes des salopes !